Travaux de la Conservation d’Angkor : l’anastylose

travaux effectués à Angkor

Pendant plus de trente ans, les travaux effectués à Angkor par la Conservation ont surtout consisté en interventions de sauvegarde, telles que débroussaillement, soutènement de murs, de colonnettes, de linteaux, ou confortement de tout ou partie des temples en déséquilibre. Devant l’immensité de la tâche, on parait au plus urgent et on se bornait, faute de méthode et de moyens, à consolider les éléments les plus instables.

Travaux effectués à Angkor

 travaux effectués à Angkor

En 1929, le directeur du Service archéologique des Indes néerlandaises, en visite à Angkor, manifesta son étonnement sur cette façon de procéder, qui protégeait, certes, momentanément les constructions, mais ne résolvait pas pour autant leurs vrais problèmes.

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Depuis plusieurs années, les équipes d’archéologues hollandais qui travaillaient à Java, alors colonie néerlandaise, pratiquaient avec succès une méthode extrêmement simple, qui permettait de réhabiliter les monuments dans leur intégrité. Cette méthode, connue sous le nom ô ‘anastylose, consiste d’abord à déposer et ranger au sol tous les blocs de pierre constituant le monument, en prenant bien soin de repérer leur emplacement d’origine, puis d’établir de nouvelles fondations en les renforçant, pour terminer ensuite par une remise en place de toutes les pièces de ce « puzzle », rendues solidaires entre elles, si nécessaire, par des systèmes d’accrochage, pour constituer, en définitive, un monument rénové, les blocs manquants étant remplacés par de nouveaux éléments de pierre dûment signalés, pour qu’il n’y ait pas de confusion.

À l’invitation des savants hollandais, le conservateur de l’époque, Henri Marchai, se rendit à Java, où il étudia l’anastylose. Dès son retour au Cambodge, il entreprit en 1931 la réhabilitation, très réussie, du petit temple de Banteay Srei, suivant cette méthode. Par la suite, d’autres monuments furent ainsi sauvés de la ruine, comme le Neak Pean, Banteay Samre, le Bakong, trois des portes d’Angkor Thom, le massif central du Bayon et plusieurs sanctuaires du Preah Khan En 1954, la cession par l’armée française, à la suite de son départ de la péninsule Indochinoise, d’un matériel de chantier important, permit de systématiser et d’étendre l’usage de ce procédé. Partant de là, il fut étudié et mis au point une autre technique de restauration, notamment pour les colonnettes et les linteaux brisés. Ce procédé qui respectait parfaitement l’esprit des monuments et se montrait très satisfaisant sur le plan esthétique était, en outre, très facile à mettre en œuvre. Il semblerait qu’on n’ait pas cru bon de reprendre et d’utiliser cette technique de restauration, après 1960.

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