Suor Prat

Suor Prat-angkor
  • Connu aussi sous le nom de ” Tour des danseurs de corde”
  • Date: XIIè siècle
  • Constructeur: Indravarman II
  • Dégagement: 1908, 1919, 1920
  • Travaux: 1955-1958
  • Pron. : prasat soueur prat
  • Repère: F.G. 22
  • Intérêt: *vue, promenade
  • Visite: l’après-midi

Suor Prat-angkor

1. Accès
Par le Petit Circuit, pris par la gauche, se rendre sur la Place royale d’Angkor Thom. Les douze Prasat Sour Prat se trouvent en bourdure est de la place.

2. Caractéristiques
La seule caractéristique de ces douze tours semble consister en ce qu’elles forrment un ” fond de place” intéressant par leur alignement, leur hauteur et leur couleur de ” pain brûlé” qui se dé tache et se marie bien avec l’arrière plan de verdure.

A voir: Croisiere baie Halong Vietnam | delta du mekong 3 jours | Sapa tours Victoria hotel

3.Description et commentaires
Dix tours sont disposées en ligne, tous les 25 m, face à la Place royale et de part et d’autre de la route qui conduit à la Porte de la Victoire. Deux autres tours se font vis-à-vis au départ de la route déjà mentionnée, mais décalées par rapport aux dix premières. Une longue terrasse dallée de latérite, de 10 m de large, passe en avant des tours, côté Place royale. En face de chacune des tours, une avancée de cette terrasse sur 20 m constitue une plate-forme d’accès. Chaque tour, de forme plutôt rectangulaire, de conservation moyenne, construite en latérite, est composée de deux parties : un vestibule d’entrée, s’ouvrant à l’ouest par une porte et éclairé par deux fenêtres, et une salle rectangulaire de 4 m sur 6 m, s’ouvrant sur l’extérieur par trois grandes baies encadrées de grès, fermées par de longs balustres. Chaque ouverture était surmontée d’un linteau et d’un fronton de grès. Certaines de ces parties qui existent encore, portent des ébauches de sculpture avec, comme motifs, des hampes en corps de naga, surmontées de feuillage et de rinceaux dans lesquels vagabondent des animaux.

Le corps principal de chaque monument forme un parallélépipède rectangle de latérite d’aspect assez lourd, souligné en partie haute d’une large corniche de latérite sans aucun modelé. Au-dessus de ce corps de bâtiment, deux autres parallélépipèdes de latérite de hauteur et de volume dégressifs constituent un semblant de couverture se terminant en définitive par une voûte en encorbellement, interrompue sur les faces est et ouest par un fronton de grès. On trouve d’autres frontons au-dessus des baies et à chaque étage de la couverture sur les côtés nord et sud. Dans l’ensemble, ces monuments donnent une impression d’inachevé et de constructions tardives.On se demande encore à quoi ces douze tours pouvaient-elles servir. Plusieurs explications sont proposées, mais aucune ne paraît vraiment convaincante. La première proposition nous est fournie par le Chinois Tcheou Ta Kouan qui écrit dans ses Mémoires sur les coutumes du Cambodge :
« Mais que deux familles soient en contestation sans qu’on sache qui a tort ou raison. Devant le palais, il y a douze petites tours de pierre. Chacun des deux adversaires s’assied sur l’une de ces tours. Au bas des deux tours sont les deux familles se surveillant mutuellement. Après un, deux, trois ou quatre jours, celui qui a tort finit par le manifester de quelque façon, soit qu’il lui vienne des ulcères, des clous, qu’il attrape quelque catarrhe ou fièvre maligne. Celui qui a raison n’a pas le moindre malaise. Ils décident ainsi du juste et de l’injuste. C’est ce qu’ils appellent le “jugement céleste”. » (Traduction P. Pelliot.)

La deuxième explication est donnée par les Cambodgiens eux-mêmes qui assurent que les tours étaient reliées par des câbles sur lesquels se produisaient des acrobates au cours des fêtes. Enfin, une dernière proposition, tout aussi peu convaincante, suggère que ces tours étaient réservées aux dignitaires lors des manifestations qui se déroulaient sur la Place du Palais royal.

Dans chacun des angles formés par les tours situées de part et d’autre de la route menant à la Porte de la Victoire, se situe un grand bassin, large de 48 m et long de 90 m, parementé de gradins.

Tout de suite après le bassin situé au sud, on remarquera, le long de la route qui mène à la Porte de la Victoire, une terrasse de latérite de 128 m de long sur 35 m de large. Sur un socle, dans sa partie ouest, elle porte le grand Bouddha de pierre, assis en tailleur, qui a été dégagé en 1933 du fond du puits central du Bayon.

Sehen Sie mehr: Bhaya cruises

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.

Powered by WordPress