Phimeanakas

Phimeanakas
  • Sign. : Palais cdeste
  • Date : X* siècle
  • Constructeur : Rajendranarm et Suryavarman V
  • Culte : brahmanique (sivaite)
  • Dégagement : 1906.1916-1911
  • Pron. : vimien akas
  • Repère : F. 21
  • Intérêt : ** areheotayque, promenade
  • Visite : le matin

Phimeanakas

1.Accès
Par le même itinéraire que pour le Palais royal, on empruntera l’escalier central de la Terrasse des Éléphants. Ensuite, traversant le gopura est du Palais royal en direction de l’ouest, on trouvera le Phimeanakas, 250 m plus loin.

2.Caractéristiques
L’aspect élevé et massif du soubassement de ce monument fait penser, plus que tout autre, à une montagne à la pente particulièrement escarpée. Sa position à l’intérieur du Palais royal et la légende qui s’y rattache en font un temple attirant et mystérieux.

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3.Description et commentaires
Lorsque, au cours du XIII è siècle, te Chinois Tchsou Ta Kouan visita Angkor, il nota qu au Palais royal, dans te quartier réservé aux habitations du roi. se dressait une tour certainement resplendissante au soleil puisqul l’appelle « La Tour d’Or ». Nous connaissons aujourd’hui ce monument sous 1e nom de Phimeanakas, mot dérivé du sanscrit et qui signifie ” Palais céleste “. Si te Phimeanakas est bien une pyramide, on ne peut pas dire pour autant qu’il est un temple montagne au même titre que Pre Rup ou Angkor Val par exempte, car il ne possède pas les caractéristiques propres à une représentation du mont Meru, et tes possibilités de pratiquer un culte semblent des plus limitées : aucune allée, déceible actuellement, ne conduit à la pyramide. Le mur l’enceinte, dont on peut voir des traces sur le sol, est îtriqué autour du monument, et l’espace qu’il délimitait le devait pas permettre la présence d’un nombre important de fidèles. De même, sur la dernière terrasse, on ne trouvait qu’un seul sanctuaire au lieu des cinq tours en quinconce habituelles. De tous ces constats, on peut raisonnablement déduire, qu’au Phimeanakas, on ne pratiquait pas un culte ordinaire et qu’il devait être réservé, sinon à la seule personne du roi, du moins à un nombre relativement restreint de participants.

Le Phimeanakas est une pyramide à trois gradins en latérite, de base rectangulaire, avec une avancée accusée au droit des escaliers. La première plate-forme a une longueur de 36 m, une largeur de 29 m et une hauteur de 4,80 m, alors que la troisième et dernière plate-forme mesure 27 m de long sur 22 m de large avec une hauteur de 3,50 m, l’ensemble des trois gradins atteignant une hauteur de près de 12 m. Chaque gradin est souligné par un épais bandeau en partie supérieure et une série de moulures nettement accusées. Quatre escaliers à emmarchements de largeur dégressive, sans palier de repos, permettent d’atteindre péniblement la terrasse supérieure, mais ils sont difficiles à gravir, plus spécialement ceux des faces nord et sud, car ils accusent une pente de 60°. C’est pourquoi on a aménagé sur l’escalier ouest, à l’intention des visiteurs, une rampe en fer et des blocs de latérite comme marches intermédiaires. Les quatre escaliers sont accompagnés, sur leurs deux côtés, d’un épais mur d’échiffre en latérite à six ressauts. Chacun d’eux supporte un soubassement de grès avec un lion assis. Des petits éléphants de pierre soulignent les angles des trois plates-formes. Quelques-uns de ces motifs sont encore en place.

Sur le haut de la dernière terrasse, se développe u galerie périphérique de 20 m de large sur 25 m de long Large de 1 m et haute de 2,37 m sous la voûte, la (f rie a des murs troués sur ses deux côtés par une série de fenêtres assez rapprochées les unes des autres Chacune mesure 0,95 m de large sur 1,02 m de haut avec une allège de 22 cm seulement. Sur les appuis des fenêtres, du côté extérieur, on remarquera les sept mortaises circulaires taillées dans la pierre, ce qui indique que, primitivement, les fenêtres portaient un barreau-dage dont il reste quelques vestiges. Deux autres cavités situées près des jambages laissent supposer que, peut-être, des volets de bois occultaient ces ouvertures. La couverture est en encorbellement avec un intrados en forme de dôme. Quatre gopura, qui ne sont en fait qu un léger élargissement de la galerie sur 6 m de longueur, ponctuent cette dernière, suivant les quatre directions principales. Extérieurement et intérieurement, leur unique passage est souligné par des pilastres surmontés d’un fronton sans décoration particulière. Au droit de ces gopura, la toiture est légèrement surélevée par rapport à celle de la galerie. À noter que les premières baies de part et d’autre des portes ne sont, en réalité, que de fausses fenêtres, murées sur l’intérieur de la galerie. On remarquera que les angles des faces est et ouest de la galerie sont soulignés, extérieurement, par une fausse porte couronnée de restes de fronton. La cour intérieure, d’environ 16 m sur 21 m, délimitée par fa galerie périphérique, contient une nouvelle pyramide de grès à cinq redans, très délabrée. Haute de 5 m, sa terrasse supérieure est difficilement accessible par quatre escaliers situés sur les grands axes. On peut y voir les restes d’un pavillon construit en grès. De cette dernière plate-forme, on jouit, à travers les arbres, d’une vue intéressante sur le temple du Baphuon. Avant les travaux de dégagement exécutés par la Conservation d’Angkor, le premier gradin du Phimeanakas était enterré sur plus de 2 m de profondeur. Le déblaiement a permis de dégager, outre le temple lui-même, les fondations de galeries ou bâtiments qui entouraient de près le monument.

Au Xè siècle, dans un premier état, le Phimeanakas ne comportait pas de galerie supérieure en grès, car sa facture correspond au style de la période du XIe siècle. On peut d’ailleurs se demander dans quel but elle fut construite, car de nombreuses constatations conduisent à envisager une galerie factice. En effet, sa largeur restreinte (1 m) ne permettait la circulation que d’une seule personne et sa faible hauteur de passage (1,67 m), si l’on tient compte d’un possible plafond reposant sur la corniche existante, limitait sérieusement la taille des utilisateurs. À noter aussi que la position des fenêtres ne permet d’éclairer que la moitié inférieure d’un corps normal. De même, la petite pyramide qui surmonte la dernière terrasse ne devait pas exister, non plus d’ailleurs que le pavillon de grès qui est posé dessus. À leur place, se trouvait certainement un édicule construit en matériaux légers. C’est dans ce pavillon que, selon la légende, le roi devait s’unir chaque nuit à la femme-serpent nagini pour le plus grand bien du royaume.

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