La Conservation d’Angkor et l’École française d’Extrême-Orient

Centre de la Conservation d’Angkor

À la fin de l’année 1860, la France est déjà installée dans le sud de la péninsule Indochinoise. Courant 1863, elle obtient du roi khmer Norodom la reconnaissance du protectorat français sur le Cambodge. Si Angkor était alors pratiquement inconnu en Occident, il jouissait par contre d’un grand prestige dans tout l’Extrême-Orient. Après plusieurs explorations dans le pays et, en particu­lier, dans la région d’Angkor, un officier de marine, repré­sentant de la France au Cambodge, rédige des notes qui constituent les premiers éléments d’un manuel archéo­logique sur le Cambodge. Les observations relevées suscitent un grand intérêt dans les milieux orientalistes de l’époque, si bien qu’en 1891, il est créé une mission archéologique de la péninsule Indochinoise, mission qui se trouve transformée à partir de 1901, en École fran­çaise d’Extrême-Orient (EFEO).

Centre de la Conservation d’Angkor à Siem Reap

Centre de la Conservation d’Angkor

Le traité franco-siamois de 1907, en rendant au Cambodge plusieurs provinces occupées jusque-là par le Siam, notamment celle de Siem Reap, avec les temples d’Angkor, permet la création de la « Conservation des monuments » qui, pendant soixante-dix ans, s’attachera avec l’aide d’une main-d’œuvre locale compétente et dévouée à dégager et à recons­truire les temples enserrés par la forêt.

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On ne saurait donner ici tous les noms des savants, chercheurs, techniciens, qui ont contribué à faire progresser 105 connaissances sur l’art et la civilisation khmers, ceci en dépit de moyens souvent très modestes et de situa­tions parfois difficiles à assumer. Sur le site, un travail gigantesque est accompli avec compétence, intelli­gence, astuce, patience et abnégation par tous les membres de l’EFEO, dont certains y laissèrent leur vie. Les événements tragiques que subit le Cambodge à par­tir de 1970, interrompent l’action de l’EFEO. Depuis les années 1980, la France n’a plus le monopole de la res­tauration des monuments. Le Cambodge assure seul, désormais, la direction de la Conservation. Classé patri­moine mondial par l’Unesco, le site d’Angkor reçoit la participation d’autres nations comme l’Inde, l’Indonésie, les États-Unis, le Japon. D’autres pays se joindront peut- être plus tard à ce premier groupe, pour le plus grand bénéfice du Cambodge et de la culture khmère.

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