Bat Chum

Bat Chum-angkor
  • Date : 953
  • Construction : sous le règne de Rajendravarman
  • Culte : bouddhique tantrique
  • Travaux : en 1952 Pron. : bat chioum
  • Repère : K 32
  • Intérêt : * archéologique
  • Visite : le matin

Bat Chum-angkor

1. Accès
Prendre le Grand Circuit par la droite. Après avoir dépassé le Prasat Kravan ..d’environ 500 m, on trouve sur la droite une route carrossable en terre qui amorce ensuite une boucle sur la gauche. Après avoir longé brièvement un étang, on aperçoit, sur la gauche, les trois tours de brique de Bat Chum.

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2.Caractéristiques
Ce petit monument servait de lieu de culte au bouddhisme tantrique. On a découvert sur le dallage du sanctuaire central un diagramme qui sert à stimuler, par ses formes, les visions intérieures et les méditations. Chaque tour porte une inscription sur les piédroits de la porte en grès.

3. Description et commentaires
Nous ne connaissons pas de monuments bouddhiques antérieurs au xe siècle, et les premières manifestations de sanctuaires dédiés au Bouddha ne se présentent pas, extérieurement, différemment des monuments brahmaniques de la même époque. Les inscriptions ou les images permettent, seules, d’établir une distinction. Bat Chum est très proche de la conception d’autres monuments brahmaniques de même composition, comme le Bei Prasat ou le Prasat Kravan.
Situé sur un petit tertre, un double soubassement de latérite supporte trois tours de brique qui ne sont accessibles que par un unique escalier central d’une douzaine de marches, placé sur la face est. Flanqué de murs d’échiffre, le premier ressaut comporte deux lions de pierre assis mais, sur le deuxième ressaut, un seul demeure. La tour centrale, haute d’environ 8 m, a un plan de forme carrée d’à peu près 5 m de côté. Son unique porte qui s’ouvre à l’est, comporte un cadre de grès mouluré, accompagné de deux colonnettes polygonales à bagues horizontales multiples soulignées par des guirlandes. Elles soutiennent un important linteau de pierre, avec une frise haute historiée de personnages assis, en prière. La décoration du linteau lukngme, un peu dégradée, est caractéristique de l’époque, avec son motif central et sa hampe horizontale de feuillage. Son motif central est identique à celui de la tour sud du Bei Prasat : Indra sur un seul éléphant, encadré par deux lions, mais qui sont ici opposés, la hampe sortant de leurs gueules est rythmée par une succession de crosses de verdure placées verticalement. La superstructure de la tour à étages à retraits successifs est assez érodée.
Les deux autres tours de brique qui flanquent le sanctuaire central sont du même style. La tour sud a perdu ses colonnettes et son linteau, mais la tour nord possède une porte bien conservée avec, notamment, un linteau complet qui montre une ampe horizontale se terminant en volutes chevauchées par des personnages. Le motif médian, très dégradé, laisse deviner toutefois une tête d’éléphant.
Chaque tour comporte en plus de la porte est, des fausses portes sur les autres faces, juste ébauchées dans la brique, sans apport d’éléments de grès. Devant le sanctuaire central, sur le côté est, se développe une « allée » qui se termine, à 300 m par un bassin rectangulaire situé dans l’axe de cette voie. Ce bassin sacré est en relation avec la sainteté du lieu, comme c’est d’ailleurs spécifié dans les inscriptions de ce monument. L’intérêt de cet ensemble réside d’abord dans son épigraphie : chaque tour a reçu des inscriptions sur les piédroits de ses portes. Toutes ces inscriptions expriment des idées semblables, mais étant composées par des auteurs différents, elles revêtent des formes variées. Après avoir donné l’année de l’érection du temple (953) et fait l’éloge de l’image qui y est établie ainsi que celle de son promoteur, il est prescrit entre autres de porter une grande attention à la pureté des eaux d’un bassin sacré qui a été creusé non loin de là.
Un autre pôle d’intérêt s’est fait jour avec ta découverte, au cours de fouilles effectuées dans la tour centrale de ce monument, derrière le seuil de la porte, de sept dalles de pierre qui, assemblées, forment une sorte d’échiquier de 49 cases – yantra – bordé par des représentations de pétales de lotus. Il présente une série de signes qui possèdent une valeur symbolique, se rattachant à la divinité qui est honorée. Le fondateur du temple réalisait par là l’union de son moi avec la nature divine.
Le Yantra du Bat Chum Le Yantra de pierre découvert à l’intérieur de la tour centrale du Bat Chum a été dégagé, cassé en sept morceaux. Reconstitué, il représente un « échiquier » de 49 cases (7 x 7). Chacune d’elles est marquée d’un pétale de lotus portant, gravé en son centre, un des caractères de l’alphabet sanscrit. La division du carré en 49 cases permet de disposer, autour d’une case centrale, des bandes concentriques représentant respectivement 8,16 et 24 cases. En Inde, la case centrale est occupée par Brahma, entouré par le monde des dieux situé dans les 8 cases. Les hommes sont placés dans les 16 cases intermédiaires, alors que les 24 cases extérieures sont réservées aux démons. La répartition des caractères en 3bandes concentriques répond à des conceptions tantriques relatives à la division des lettres de l’alphabet sanscrit en lettres solaires, lunaires et « de feu ». Le son de chaque lettre, qui trouve son origine à l’étage inférieur du corps, monte vers la bouche et est émis à travers elle. Le Yantra du Bat Chum pourrait être ainsi la représentation symbolique de la voix.

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