Angkor Vat ( partie 7)

3.22. Chaque gopura et chaque pavillon d’angle sont accessibles par un ou plusieurs escaliers particulièrement raides. .

Cour intérieure de la 2e enceinte Sortant des galeries par la porte centrale du gopura ouest, on débouche sur un porche qui se trouve pratiquement de plain-pied avec une chaussée en forme de croix latine. Large de 2,50 m, elle est surélevée de 1,20 m par rapport au niveau du sol de la cour intérieure. Cette chaussée dallée de grès, bordée par des balustrades de naga, est supportée par une série de courtes colonnes de pierre. Elle donne accès, d’un côté, au grand escalier principal qui conduit à la dernière plate-forme du temple et, d’un autre côté, aux deux petites « bibliothèques » situées de part et d’autre de l’axe principal est-ouest du monument. Conçues sur le même modèle que les « bibliothèques » de la cour intérieure de la Ie enceinte, mais avec une seule salle, elles ont une largeur de 7 m et une longueur de 19 m, et leur soubassement ne mesure que 1,20 m de hauteur. Toutes deux sont partiellement en ruine, et leurs couvertures n’existent plus.
Tout le long des murs donnant sur la cour intérieure, on ne manquera pas d’admirer les nombreuses représentations de divinités féminines (Devata) d’une élégance raffinée, avec une grande variété de coiffures et de costumes. Beaucoup sont entourées d’une décoration florale composée de petits registres en tapisserie à grilles carrées avec un centre à motifs circulaires historiés. Les plus belles Devata et les plus admirées se situent aux angles et sur les murs nord, est et ouest. Au-dessus de chaque porte qui donne sur la cour intérieure, on voit des frontons trilobés dont les tympans fourmillent de petits sujets sculptés.L’ensemble de ces galeries est couvert en encorbellement.
Nous voici maintenant au pied du dernier et du plus haut massif du temple, lequel supporte la 1re enceinte et le sanctuaire central.

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3.23. 1re enceinte

Haut de 12,50 m, le soubassement qui entoure le dernier massif est formé d’un mur de grès à plusieurs redans, très moulurés, et de hauteur dégressive de la base à la plate-forme finale. On peut atteindre le dernier niveau par douze escaliers qui donnent accès soit aux gopura, soit aux pavillons d’angle. Cependant, étant donné leur pente très raide qui avoisine les 70° pour la plupart d’entre eux, on empruntera soit l’escalier central ouest qui reste encore accessible malgré une déclivité de 45°, soit l’escalier avec une rampe de fer qui a été aménagé sur l’escalier axial de la face sud, avec des marches intermédiaires en béton, de hauteur normale.
La galerie périphérique de cette enceinte forme un carré parfait de 50 m de côté. Large de plus de 2,50 m, elle comporte sur son mur extérieur une succession de fenêtres à balustres et, sur celui de l’intérieur, une série de piliers de grès, doublée d’une rangée supplémentaire de supports prenant appui sur une banquette un peu en contrebas.

Quatre gopura cruciformes se positionnent sur les axes principaux et, à chaque angle du quadrilatère, se trouve un pavillon au plan en forme de croix. Partant des gopura vers le centre, quatre galeries rejoignent le sanctuaire principal, elles sont plus spacieuses que les galeries périphériques, avec une largeur de 7 m, augmentée au milieu de leur longueur par l’adjonction de deux porches. La double rangée de piliers qui borde ces galeries en croix, forme avec la galerie périphérique quatre courettes, en contrebas de 1,60 m. On peut descendre dans ces courettes (ou bassins à ablutions), par des escaliers situés à la sortie des porches. Les gopura sont couverts par des voûtes en encorbellement, superposées en croix, et chaque pavillon d’angle est surmonté d’une tour en forme d’ogive à cinq étages, terminée par un bouton de lotus.
On ne manquera pas d’admirer les belles sculptures de Devata que l’on rencontre sur les murs des gopura et des pavillons d’angle,
On fera avec profit le tour à l’intérieur de la galerie périphérique : les vues plongeantes que l’on a sur le monument, au travers des fenêtres à balustres, sont assez exceptionnelles. On appréciera notamment la perspective sur la grande chaussée d’accès ouest.

3.24. Sanctuaire central

Le sanctuaire central constitue le cœur du temple. S est en forme de croix avec une celta carrée de 5,50 m de côté, prolongée selon chacun de ses axes principaux par deux salles ajourées de surface inégale, ce qui donne au plan de base de la tour un empattement de près de 18 m. Le parallélépipède massif de grès qui constitue l’entourage de la cella se prolonge au-delà de 16 m de hauteur, par une succession d’étages en retrait qui forment une ogive de forme identique à celle des pavillons d’angle, mais d’un volume plus important. Les salles contiguës à la cella sont couvertes par des voûtes à deux ressauts, arrêtées en pignon par des frontons sculptés historiés. La tour du sanctuaire s’élève à 35 m au-dessus du sol de la galerie de la 1re enceinte, et 58 m par rapport au niveau du sol naturel de l’esplanade intérieure.

Certaines sculptures portent encore, dans quelques défoncés de la pierre, des traces d’enduit et de peinture qui laisseraient supposer que la tour centrale, comme peut-être le reste du monument, était colorée et peut-être dorée.
Primitivement, la cella s’ouvrait sur ses quatre faces et abritait la statue du Dieu Roi (Visnu-Suryavarman II). L’occupation des lieux par les moines bouddhistes, il y a plusieurs siècles, a modifié la disposition, d’abord en supprimant l’image visnuite, puis en murant quelques ouvertures et en ménageant des fausses portes avec des représentations de Bouddha debout.

Comme plusieurs temples khmers, Angkor Vat comporte, au centre du sanctuaire, un profond puits. Les fouilles effectuées dans ce puits en 1935 ont permis de découvrir à 23 m de profondeur le dépôt de fondation du temple sous la forme de deux blocs de latérite superposés qui enfermaient dans une cavité circulaire, creusée dans le bloc inférieur, deux feuilles d’or martelé, posées sur de la latérite concassée, séparées entre elles par quatre autres feuilles d’or de forme carrée, recouvertes de sable pur très fin, auquel étaient mêlés deux saphirs de couleur blanche. Mais le trésor sacré qui se trouvait probablement caché sous le socle de la statue du Dieu Roi n’a pu être retrouvé, car pillé depuis longtemps.

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