Terrasse des Éléphants

Terrasse des Éléphants-angkor-thom
  • Date : fin XII è siècle
  • Constructeur : Jayavarman VII
  • Dégagement : en 1911,1916,1952
  • Travaux : en 1996 Pron. : tilieun damrei
  • Repère : F. 22
  • Intérêt archéologique
  • Visite : le matin

Terrasse des Éléphants-angkor-thom

1. Accès
Par le Grand Circuit, l’accès est très facile par la gauche : il suffit de rejoindre le Bayon, situé au centre d’Angkor Thom. La Place royale et la Terrasse des Éléphants se trouvent un peu plus au nord.

2. Caractéristiques
C’est une longue terrasse aux murs décorés, qui sert de toile de fond à une magnifique esplanade.

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3. Description et commentaires
Cette terrasse est axée sur la Porte de la Victoire d’Angkor Thom et sur le milieu de l’enclos du Palais royal, auquel elle sert de façade. Devant elle, s’étend la grande esplanade de la place du Palais royal, avec ses 8 hectares. La terrasse est en fait un terre-plein de 15 m de large, contenu sur ses faces est et ouest par un mur de grès de 4m de hauteur en moyenne. Long de près de 360 m, ce mur comprend un grand perron central, deux petits escaliers placés chacun de part et d’autre de l’accès médian, et deux perrons annexes en bout de terrasse.

Le perron central forme, sur le mur du côté de la Place royale, une avancée à quatre redans de 32 m de long. Trois volées d’escalier permettent d’accéder aux plates-formes successives. La dernière, de plan cruciforme, surplombe le gopura est de l’enceinte du Palais royal. Le perron annexe sud est de même composition, mais avec un empattement moins important, et celui situé au nord est un peu différent, comme on le verra plus loin.

Le grand intérêt de cette terrasse est constitué par la longue frise sculptée représentant un défilé d’éléphants presque grandeur nature, ainsi que par les murs en retour de perron, avec leurs animaux mythiques dressés. Le mur de grès parallèle à la Place royale est souligné par un soubassement mouluré et par un bandeau haut. Le sculpteur a représenté, sur fond de forêt, des éléphants de guerre en marche, harnachés, tous conduits par un cornac, et en croupe, un combattant debout, bras armé levé.
Les murs à redans, en retour du perron central, sont sculptés de Garuda et de lions dressés en position d’atlante. Les soubassements bas de ces diverses terrasses sont agrémentés d’autres motifs plus petits, représentant des génies (Yaksa) et des figures féminines ailées (Kinnari). Des lions de pierre sur socle surmontent les murs d’échiffre et des naga-balustrades bordent les divers redans.

Les deux petits escaliers situés de part et d’autre du perron central sont assez raides. Ils sont encadrés de chaque côté par trois têtes d’éléphants mitrées, qui atteignent le haut du mur d’échiffre. Avec leurs trompes pendantes, ils arrachent des bouquets de lotus. On retrouve le même motif aux angles des portes d’Angkor Thom. Lescalier du perron annexe sud est bordé des mêmes pachydermes tricéphales. En retour de son mur d’avancée à redans, la frise d’éléphants se poursuit, se terminant par des tailles de plus en plus réduites.

Le perron annexe nord est assez différent, en ce sens qu’il ne comporte pas d’escalier central sur son côté est mais, à la place, deux petits escaliers très en pente, de 0,90 m de large, disposés symétriquement par rapport à l’axe. Un troisième escalier se trouve sur la face nord du perron. Si, sur son soubassement est, les motifs sculptés sont semblables à ceux du perron central, il n’en est pas de même sur ses faces nord et sud qui présentent des sujets différents. Sur ces deux côtés, après les Garuda et les lions-atlantes surmontés de déesses parées et agenouillées, apparaissent, sur deux registres superposés, des représentations des « jeux du cirque» : en partie basse, des courses de chevaux et de chars, des acrobates, des lutteurs et des gladiateurs ; au registre supérieur, on peut reconnaître des joueurs de polo, crosses levées. Ce dernier divertissement représenté ici est originaire de l’Inde. Sans prétendre à un quelconque rapport, on peut noter que certaines de ces dernières sculptures ne sont pas sans rappeler des attitudes que l’on observe sur des métopes du Parthénon à Athènes, conservées aujourd’hui en partie au British Muséum de Londres.
En fait, ce perron nord est constitué de trois avancées construites successivement. Le premier soubassement porte des sculptures en haut-relief, d’une bonne qualité plastique et très bien préservées, du fait qu’elles sont restées enterrées pendant plusieurs siècles. Actuellement dégagées, on peut en avoir un aperçu par une vue plongeante du haut de la terrasse. Leur signification reste énigmatique. On peut reconnaître, au centre du panneau, l’avant d’un grand cheval au poitrail décoré. Ses cinq têtes mitrées sont accompagnées de parasols étagés. Il est entouré de petits personnages d’aspect grotesque mais très expressifs et, à plus grande échelle, d’une suite de « guerriers », en position de combat, jambes écartées, pieds posés sur des lotus, armés de bâton et coiffés de casques à cimier, dont on ne connaît jusqu’à ce jour aucun équivalent dans l’iconographie khmère. Parmi les guerriers et les fleurs de lotus, évoluent aussi des danseuses à la coiffure en forme de tiare décorée.

On notera aussi, à l’angle nord-est de ce soubassement, la belle et originale représentation d’un éléphant,-défenses en avant, qui entoure de sa trompe baissée deux personnages pendus la tête en bas. Revenant au perron central et se dirigeant vers le gopura est de l’enceinte du Palais royal, on notera, de part et d’autre de l’accès, deux cours intérieures avec de hauts murs sculptés d’oies sacrées (hamsa), la monture de Brahma. La Terrasse des Éléphants se présentait à la fin du XIIè siècle comme un haut soubassement de pierre dont la plate-forme supérieure supportait une d’édifices en bois, couverts de tuiles vernissées. Si l’on se réfère à Tcheou Ta Kouan qui, dans sa relation de voyage au Cambodge, en 1296, écrivait : « la salle du Conseil (du Royaume) a des châssis de fenêtre en or ; à droite et à gauche sont des colonnes carrées portant de quarante à cinquante miroirs rangés sur les côtés des fenêtres. En dessous, sont représentés des éléphants », on peut en déduire que ces bâtiments abritaient la salle où le roi recevait notamment les ambassadeurs étrangers.

Des travaux importants, effectués sur le perron nord de cette terrasse par l’EFEO depuis 1996, ont permis de découvrir de nombreux dépôts de fondation en métal. On a aussi dégagé une série de grandes et petites tortues en plomb, dont l’enfouissement à côté de graines et de fibres végétales est certainement à rattacher au rite de fondation des bâtiments.

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