Statuaires ( Partie 2)

2. Statuaire bouddhique

Concernant le bouddhisme au Cambodge, nous ne possédons, jusqu’à ce jour, aucune preuve tangible d’une importation de cette religion à une époque très ancienne. Les premières manifestations du bouddhisme au Fou Nan ne remontent pas avant le cours du VI0 siècle. On rencontre alors des œuvres en bois et aussi en pierre.

Statuaire bouddhique-angkor

La réalisation des images du Bouddha est régie par les mêmes règles que celles de la statuaire brahmanique pour une même époque, mais il est difficile de relier les statues du Bouddha aux divers styles constitués pour cette première statuaire. Toutes les images mises au jour portent, sans conteste, l’empreinte de l’influence de l’Inde méridionale, marquées des contraintes qu’impose la religion dans la représentation de « l’Éveillé » : attitudes, signes à la tête et au visage, gestes des mains, coiffure et vêtement.

Dans les premières images pré-angkoriennes du Bouddha debout, sa robe, sans plis, enroule son corps en découvrant l’épaule droite. Le pan restant tombe en arrondi au-dessous des genoux pour remonter et passer sur l’avant-bras gauche, ou être tenu à la main, pour retomber à nouveau jusqu’au niveau des chevilles. Le visage est charnu, le lobe des oreilles peut être plus ou moins allongé, les yeux sont ouverts ou fermés, les cheveux en boucles rondes aplaties, marquant à peine une protubérance crânienne qui est souvent de forme conique.

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Des statues du Bouddha de l’époque angkorienne, nous ne savons pratiquement rien de la période antérieure au milieu du Xè siècle. Par contre, à partir de ce moment, on connaît de nombreuses représentations avec, notamment, des visages qui montrent les mêmes particularités que les images brahmaniques : une moustache se dessine, le torse paraît découvert, la chevelure, quadrillée, est bordée d’un liseré. Les statues de Bouddha assis sur le Naga lové sont alors très nombreuses. Ce sont les figures parées qui caractérisent le mieux le style d’Angkor Vat : diadème, collier, bracelets, ceinture ciselée, pendeloques accompagnent la robe monacale. Sur’le visage, les yeux restent ouverts, la moustache devient rare.

Le style du Bayon traduit et développe largement l’iconographie du bouddhisme propre au « Grand Véhicule » (Mahayana) : l’apparition d’expressions nouvelles, surtout en ce qui concerne le visage, marquent l’originalité de ce style. Les Bouddha sur Naga, rarement parés, gardent leur importance, mais il existe aussi des Bouddha parés, debout, en haut-relief, appuyés à une stèle, ou assis à l’indienne, en méditation.

À l’intention des fidèles, on reprend, pour le Bouddha, le langage gestuel qui existe déjà dans les représentations brahmaniques. Il s’agit essentiellement des divers positionnements des mains (Mudra), chacun ayant une signification bien précise, propre à instruire les adeptes.

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