Palais royal d’Angkor Thom

Palais royal d'Angkor Thom
  • Date : Xè-Xlllè siècle
  • Dégagement : 1908,1916-1918,1944
  • Fouilles : 1952-1953,195
  • Repère : F. G. 21,22
  • Intérêt : * * archéologique, promenade
  • Visite : le matin ou l’après-midi

Palais royal d'Angkor Thom

1.Accès
Prendre le Petit Circuit par la gauche. Après avoir contourné le Bayon par le nord, à 500 m, l’entrée du Palais se trouve à gauche, par la Terrasse des Éléphants, juste dans l’axe de la route qui conduit à la Porte de la Victoire d’Angkor Thom.

2.Caractéristiques
On cherchera vainement les bâtiments de ce Palais royal. Actuellement, il ne reste rien des constructions primitives en bois. Seuls demeurent les murs d’enceinte et quelques gopura. À l’intérieur du mur d’enceinte, se déroulait la vie privée du roi et de la cour. Certains quartiers du Palais avaient une destination particulière et plusieurs bassins servaient aux ablutions. Le temple de Phimeanakas a été construit à l’intérieur de la superficie occupée par le Palais royal. Par la suite, d’autres monuments ont été bâtis entre les murs d’enceinte du Palais.

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3.Description et commentaires
L’aménagement du Palais royal fut entrepris par le roi Rajendravarman, dans le courant du Xe siècle, après qu’il eut ramené la capitale de Koh Ker à Angkor. Plu tard, à la fin du XIIè siècle, Jayavarman VII fit entièrement remblayer sur environ 1,20 m de hauteur la surface occupée par le palais.

L’entrée principale du Palais royal se trouve au centre de la Terrasse des Éléphants, construite à la fin du XIIe siècle. En empruntant le perron en avancée sur le mur décoré, on débouche sur une plate-forme cruciforme, de laquelle on aperçoit en contrebas le gopura d’entrée est du Palais royal. Construit entièrement en grès, il constitue, par la proportion harmonieuse de ses volumes et la pureté de ses lignes, une des plus belles réalisations du style des Khleang. Malheureusement, il ne reste plus grand-chose de sa décoration, mais le linteau à terre, près de la face est de l’entrée, ainsi que celui encore en place sur ses colonnettes sur le côté ouest présentent de beaux exemples des linteaux de cette époque, avec le motif central à Makara crachant une hampe sinueuse de végétation, entourée de crosses de feuillage. Au sortir du gopura, à l’ouest, on remarquera, gravés sur les montants de grès des deux fenêtres du vestibule, des inscriptions qui reproduisent le serment de fidélité que le roi Suryavarman Ier exigea de certains de ses fonctionnaires.

Partant des ailes nord et sud de ce gopura, une première enceinte de latérite, d’une hauteur moyenne de 5 m, limite la surface du Palais royal, avec une largeur de 260 m pour une longueur de 600 m, comptée dans le sens est-ouest. Cette enceinte est interrompue par deux gopura sur le côté nord et deux autres identiques sur le côté sud. Chacun de ces gopura est de plan cruciforme. Ils se composent d’une pièce de passage surmontée d’une toiture en pyramide à étages à retraits. Les deux ailes, couvertes en encorbellement, sont arrêtées en bout par des murs pignons avec des frontons à arabesques, d’un décor simple et délicat. La muraille ouest n’a pas d’ouverture.
Ce premier mur est lui-même entouré d’un bassin-fossé périphérique de 25 m de large, ceinturé à son tour par un deuxième mur d’enceinte de construction postérieure, le tout étant interrompu par les quatre gopura déjà cités. Passé le gopura est, on pourra prendre le chemin de droite qui conduit à un ensemble de trois bassins très proches du mur nord et orientés suivant la direction est-ouest. Le premier rencontré est le plus petit avec 30 m de large sur 50 m de long. Il est parementé sur ses quatre faces par un escalier de grès qui se poursuit jusqu’au fond du bassin, de 4 m de profondeur. Alors qu’il était rempli de terre, il servait de pépinière. En 1956, il a fait l’objet d’un déblaiement avec tamisage des terres. Par cette pratique, on a trouvé quelques bagues en or, des pépites et des rubans d’or guillochés, certainement perdus par des « baigneurs royaux ». Ont été aussi dégagées, en parfait état de conservation, plusieurs poutres de bois équarries, ainsi que des nattes finement tressées. Ce bassin est actuellement à nouveau en eau.

Le bassin contigu est le plus grand du Palais royal, avec ses 50 m de large et 145 m de long. Il est parementé de treize gradins de grès dont sept sont moulurés. Le fond du bassin est en latérite. Creusé et construit au Xe siècle, il a été comblé sous Jayavarman VII, lors du remblayage Intérieur du Palais royal : le grand bassin de la surface du palais. Beaucoup plus tard, il a été curé et son plan d’eau a été rétabli. Ses murs de bordure de retenue des terres ouest, sud et, en partie, est sont sculptés sur trois registres d’êtres mythiques associés à l’élément liquide, comme les naga et les nagini et leurs compléments Garuda mâle et femelle, comme aussi des monstres marins qui se faufilent parmi les poissons. On peut imaginer que ces bordures à bas-reliefs du style du Bayon supportaient une terrasse bordée de naga-balus-trade, d’où le souverain et sa cour assistaient à des manifestations nautiques.
À l’angle sud-ouest de ce grand bassin, un escalier précaire permet de descendre au niveau du plan d’eau. De là, on pourra explorer à loisir tous les bas-reliefs. Arrivé aux environs du milieu du côté sud, quelques blocs de grès disposés en gradins permettent de rattraper le niveau général des terres.

En continuant plus à l’ouest, passé un gopura, on rencontre un nouveau bassin de 25 m sur 50 m, avec une margelle et des gradins de latérite. Un peu plus loin, une terrasse située dans le grand axe du bassin précédent, montre un mur de soubassement décoré de bas-reliefs sous une frise d’oies sacrées (hamsa). On y reconnaît un défilé de personnages avec des éléphants et des chevaux. Un quatrième bassin est situé au sud de cette terrasse, et un cinquième bassin se trouve encore plus au sud, contre le mur d’enceinte.
Dans le dernier tiers ouest du Palais, aujourd’hui pris dans la brousse, on a pu reconnaître plusieurs cours, ainsi que des vestiges qui pourraient délimiter des quartiers.

Arrivé là, on peut prendre deux voies pour sortir de l’enceinte du Palais royal : soit passer par le gopura au centre de la muraille nord, pour rejoindre Preah Palilay ou Tep Pranam ; soit rebrousser chemin pour ressortir par le gopura est. C’est ce dernier trajet qui a été choisi, car il permet de voir au passage d’autres vestiges intéressants, bien que de moindre importance, mis à part, bien sûr, le Phimeakanas qui fait l’objet d’une description séparée. En rejoignant le gopura est, on longera sur le côté sud de l’enceinte une terrasse cruciforme avec un départ dallé vers le nord, qui pourrait correspondre à l’accès à une construction légère. Plus à l’est, on croise quatre petits monuments accolés qui sont en réfection. Encore plus à l’est, un sanctuaire isolé, monté sur un haut soubassement de grès, possède encore ses fenêtres à balustres, mais a perdu sa superstructure. Enfin, tout près de l’angle sud-sud-est de la 1re enceinte, un tout petit monument avec socle en latérite montre sa superstructure de grès à l’état de ruine.

Le remblaiement du Palais royal ne manque pas de poser des problèmes : pourquoi Jayavarman VII a-t-il éprouvé le besoin de surélever le sol du Palais, d’ailleurs de façon très inégale, mais qui atteint toutefois les2,50m aux alentours de Phimeanakas.
Tout autour de ce bâtiment, mais surtout sur son côté est, on a ramené, au cours de sondages, de nombreux débris (briques et tuiles), ainsi que des restes de bois calcinés qui pourraient appartenir à des constructions légères détruites par le feu. Il apparaît qu’il existe plusieurs couches de remblais, pour lesquelles nous n’avons, d’ailleurs, aucune datation à proposer. Cependant, dans le niveau intermédiaire, on a trouvé deux stèles inscrites du grand roi bouddhiste Jayavarman VII. La première stèle apporte un témoignage sur le syncrétisme religieux pratiqué depuis longtemps au Cambodge et, notamment, à la fin du XIIe et au début du XIIIè siècle. Le ficus, l’arbre de la bodhi sous lequel le Bouddha a reçu l’Illumination, y est figuré, en symbole de la Trimurti brahmanique, avec Brahma pour les racines, Siva pour le tronc et Visnu pour les branches. Pour cette raison, cette pierre décorée porte le nom de « Stèle du figuier ». La seconde stèle fait l’éloge d’une reine qui entra en Nirvana après avoir pratiqué la charité et avoir vécu en état de sainteté.

Dans l’état actuel de nos connaissances, il est difficile d’envisager une quelconque répartition des bâtiments dans l’enceinte du Palais royal. Quelques essais ont cependant été tentés, mais ils restent toujours du domaine des hypothèses.

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