Neak Pean ( Partie 1)

Neak Pean
  • Sign. : Les Serpents liés
  • Date : fin XIIè-début XIIIè siècle
  • Constructeur : Jayavarman VII
  • Culte : bouddhique
  • Dégagement : de 1922 à 1924
  • Travaux : 1938-1939-1956
  • Pron. : niak pone Rep. : B 30
  • Intérêt : * * * archéologique, artistique
  • Visite : le matin

Neak Pean

1.Accès
On peut arriver au Neak Pean par le Grand Circuit en passant, soit par la droite, soit par la gauche. Par la droite, à environ 2,1 km au nord-ouest du temple de Ta Som, on trouvera sur la gauche l’allée qui mène au Neak Pean. En passant par la gauche, l’allée de 200 m qui conduit à cet ensemble, se trouve à 2,5 km du gopura nord du Preah Khan d’Angkor.

2.Caractéristiques
Le Neak Pean, constitué d’un monument entouré de cinq bassins, est bâti sur une île artificielle située au centre du Baray du temple de Preah Khan d’Angkor. C’est en quelque sorte un ensemble de bassins placé au milieu d’une grande pièce d’eau, de 900 m de large sur 3,5 km de long, aujourd’hui asséchée. Par sa composition et son utilisation, le Neak Pean constitue un ensemble très particulier et unique dans l’art khmer.

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3.Description et commentaires
L’inscription de la stèle du Preah Khan indique que le roi Jayavarman VII a aménagé l’Étang de la Victoire (Jayatataka) et que dans cet étang, il y a « une île éminente, tirant son charme des bassins qui l’entourent, nettoyant de la boue du péché ceux qui viennent à son contact et servant de bateau pour traverser l’océan des existences ».
Au milieu du Baray du Preah Khan, a été établie une « île » carrée de près de 400 m de côté, ceinturée par une enceinte de 2 m de haut, avec des gradins de latérite et des emmarchements situés sur les axes cardinaux. Quatre statues d’éléphant occupaient les angles de ce terre-plein sur lequel on a aménagé, disséminées, plusieurs pièces d’eau et, en son centre, l’ensemble des cinq bassins du Neak Pean.
Le plan de ces bassins se présente, en fait, comme celui d’un sanctuaire classique, avec sa cella centrale contenant l’idole et ses accès, constitués habituellement de vestibules qui sont des salles annexes. Ici, le grand bassin central et son petit temple forment la cella, d’où rayonnent, dans les quatre directions majeures, les vestibules représentés par les bassins annexes avec leurs « chapelles ».
Grand bassin et sanctuaire Le grand bassin forme un carré de 66 m de côté, bordé par sept marches de grès qui descendent jusqu’à atteindre son fond. En son centre, montée sur une butte de terre, une base circulaire de grès de 33 m de diamètre est cerclée par les corps de deux naga qui, sur le côté ouest, sont liés par leurs queues (d’où le nom de Neak Pean) et qui, à l’est, s’écartent pour laisser un passage au sanctuaire, tout en se redressant et en déployant leurs capuchons à sept têtes. La base circulaire sert de plateforme à un soubassement rond en grès, constitué d’un gradin de six marches. Une dernière bordure circulaire de 16 m de diamètre est sculptée en forme de corolle de fleur. Elle délimite une terrasse pavée de grès sur laquelle repose le sanctuaire, par l’intermédiaire d’un important anneau de grès incurvé, décoré de seize pétales de lotus. Le plan du sanctuaire lui-même est circulaire, avec une cella en forme de croix de 9 m de long. À l’est, une seule ouverture, les autres côtés comportant des fausses portes, primitivement libres. Remaniées, elles montrent maintenant sur chacune des faces le bodhisattva compatissant Avalokitesvara, représenté debout, démesuré par rapport aux personnages en prière qui l’entourent. Les tympans des frontons sont dégradés.
Cependant, on peut reconnaître, sculptés, certains épisodes de la vie du Bouddha, comme sur le tympan nord, la scène du « Grand Départ » (lorsque le futur Bouddha quitte le château familial pour devenir ascète), sur le tympan est qui montre la « Coupe de Cheveux » qu’il accomplit après avoir abandonné ses vêtements de soie pour revêtir les haillons du moine mendiant, ou encore, sur le tympan ouest, où le Bouddha, malheureusement bûché, est assis en méditation sous l’arbre de la Bodhi (éveil), alors qu’il vient de recevoir l’Illumination. Le tympan sud, par contre, est complètement érodé et illisible. Entre chaque porte, on a sculpté un grand motif figurant la tête d’un éléphant tricéphale surmonté d’un lion dressé, au lieu de la représentation traditionnelle d’Indra.

La superstructure du sanctuaire comporte quatre étages en retrait, la partie supérieure se terminant par une fleur de lotus épanouie. Autrefois, au niveau du sol du grand bassin, quatre plates-formes placées en bordure des serpents, suivant les deux grands axes, comportaient des motifs sculptés. Sur les plates-formes nord et ouest, rien n’a pu être distingué. Sur la plate-forme sud, on a pu identifier des blocs à linga qui pourraient faire partie des « mille linga » dont fait mention l’inscription du Preah Khan. Devant l’entrée est, en contrebas et faisant face au sanctuaire, comme avec le désir d’y pénétrer, se trouve une grande sculpture en blocs de grès, assez particulière. Il s’agit d’un cheval volant, tête dressée, pattes de devant et queue levées, qui transporte, accrochés à son cou et à ses flancs, plusieurs personnages taillés dans la pierre avec beaucoup de réalisme. On a traduit ici la légende bouddhique du Lokesvara, autre nom d’Avalokitesvara, le bodhisattva compatissant, sauveur de l’humanité, qui, sous la forme du cheval Balaha, emporte dans les airs le marchand Simhala et ses compagnons, qu’il sauve ainsi des ogresses de 111e de Lanka où ils avaient fait naufrage. Cette sculpture a pu être reconstituée mais, malheureusement, on n’a pas encore retrouvé la majeure partie du corps du cheval, qui a dû être remplacé par des blocs en réemploi.

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