L’histoire du Cambodge ancien

C’est de Chine que nous viennent les premières infor­mations sur l’ancien Cambodge et ce, bien avant la fon­dation d’Angkor, alors que ce pays s’appelait, au IIIe siècle après J.-C., le Fou Nan. La venue d’une ambas­sade chinoise dans ce pays donne l’occasion à ses membres de rapporter, pour la première fois, les mœurs et les coutumes de ses habitants. À nouveau, au Ve siècle, des chroniqueurs chinois donnent un aperçu de la vie au Fou Nan. À la fin du VIe siècle, un texte chi­nois mentionne le Chenla qui a remplacé le Fou Nan comme État et qu’il nomme Kambuja. Par la suite, une série d’échanges diplomatiques et commerciaux don­nera l’occasion aux Chinois de rédiger des annales qui constituent pour nous des documents d’un grand inté­rêt, puisqu’ils nous permettent de mieux comprendre la vie que l’on menait dans l’ancien Cambodge. Le récit de Tcheou Ta Kouan, datant du XIIIe siècle, a permis de véri­fier et de compléter ce que l’on savait sur le sujet.

Cambodge ancien

On peut aussi se reporter aux inscriptions découvertes sur les stèles ou sur les piédroits des portes. Les textes sont rédigés en sanskrit pour tout ce qui concerne le roi ou les hauts dignitaires. Ils ont trait plus spécialement aux fondations de sanctuaires et aux dons de terres, mais ils sont souvent répétés et transcrits en khmer ancien, afin que le peuple en soit informé par ceux qui savent lire. Ces textes constituent une source inesti­mable d’informations qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire, l’organisation politique et sociale, ainsi que les croyances et les pratiques des hommes qui leur sont contemporains.
Pour ce qui est de la vie spirituelle au Cambodge d’alors, nous devons nous référer aux textes indiens, puisque c’est l’Inde qui a transmis ses conceptions religieuses à l’ensemble des pays du Sud-Est asiatique et, en parti­culier, au Cambodge.
Une dernière source d’information est constituée par les bas-reliefs que l’on trouve sur les murs de plusieurs monuments, et dont certains nous renseignent, presque de visu, sur le mode de vie que menaient alors les Khmers, mode de vie qui n’était d’ailleurs pas très éloi­gné de celui des paysans cambodgiens dans les vil­lages, il n’y a pas si longtemps.

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