L’expansion indienne et son influence

Les contacts entre l’Inde et le Sud-Est asiatique sont très anciens : dès les temps préhistoriques, des relations maritimes se sont établies entre ces deux régions de l’Asie. Par la découverte de verroterie d’origine indienne dans certains gisements néolithiques de la péninsule Indochinoise, il est attesté que des échanges commer­ciaux existaient déjà à cette époque.

Juste après l’ère chrétienne, la Rome impériale de Caligula et de Néron, puissante et avide de luxe, est à la recherche d’or, de pierres précieuses, d’épices et de parfums. Son sol ne pouvant satisfaire seul à la demande de Rome, l’Inde commerçante se lance vers l’Orient à la recherche de produits convoités, accen­tuant par-là les relations déjà existantes avec le Sud-Est asiatique. Ces relations, notamment avec la péninsule Indochinoise, s’établissent suivant plusieurs routes ter­restres et maritimes.

Voir des circuits Vietnam Cambodge

Le début de l’indianisation se situe au commencement de l’ère chrétienne et se manifeste par une prise de contact avec les autochtones du bassin du Bas Mékong. En abor­dant la terre indochinoise, les premiers arrivants ne sont pas tout à fait des étrangers. En effet, il semble qu’il y ait, dans cette Asie soumise au même régime des moussons, une communauté de culture tant au point de vue spirituel que matériel. La facilité et la rapidité avec laquelle la civili­sation indienne est acceptée et assimilée par la population locale, mais surtout par la classe dirigeante, est due en grande partie au fait que les nouveaux arrivants ne sont pas venus pour conquérir des territoires, mais pour faire du commerce. L’expansion indienne repose avant tout sur le négoce : elle est et demeure essentiellement pacifique. Les commerçants indiens s’installent le long des côtes dans des petits comptoirs qui deviennent rapidement des centres d’attraction diffusant une civilisation supé­rieure à celle du pays d’accueil. Par ces comptoirs, tran­sitent en effet les marchandises, mais aussi des négo­ciants, des lettrés, des prêtres, tant bouddhistes qu’hindouistes, et des savants, qui propagent des idées nouvelles ainsi que des arts et des techniques, jusque-là inconnus dans le Sud-Est asiatique.
Les colons indiens s’intègrent bien. Certains font venir leur parenté ; d’autres prennent femme parmi les indi­gènes, fondent une famille et s’établissent ainsi durable­ment dans le pays. Tout en respectant les coutumes locales, ils conservent et honorent leurs propres dieux qui, peu à peu, sont connus des autochtones et finissent par être adoptés, car ils paraissent plus puissants et plus efficaces que les génies locaux.

Ces communautés indiennes introduisent aussi dans ces territoires l’utilisation des alphabets indiens ainsi que l’application de l’ère Saka (voir encadré). Elles importent de même l’usage du titre honorifique de Varman – armure, dans le sens de protection – qui restera, pendant dix siècles, accolé au nom de tous les rois du Cambodge. Curieusement, l’Inde n’a gardé aucun souvenir de ses enfants établis dans le Sud-Est asiatique qui ont parfois contribué à l’établissement de véritables empires.

Lesen Sie mehr: Paloma cruise Halong bay

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.

Powered by WordPress