L’expansion indienne dans le Sud-Est asiatique

L’expansion indienne dans le Sud-Est asiatique

Si les relations entre l’Inde et le Sud-Est asiatique sont manifestement anciennes, aucune trace d’expansion indienne, cependant, n’est confirmée avant la fin du 11e et le début du 111e siècle de notre ère, comme en témoigne la stèle de Vo Canh, écrite en sanscrit, découverte dans le sud de l’Annam.

L’expansion indienne dans le Sud-Est asiatique

Plusieurs causes ont pu motiver cette expansion. D’abord, une raison commerciale : les négociants indiens de produits exotiques, comme les parfums et le bois précieux, étaient à la recherche de ces marchandises, très prisées par la Rome antique, et qui commençaient peut-être à s’épuiser en Inde même. On peut aussi penser que ces produits étaient plus faciles à se procurer – et à un meilleur prix dans le Sud-Est asiatique. Il est possible aussi d’envisager que les brahmanes, dont le prestige avait dépassé les limites de l’Inde grâce à la renommée que leur avaient établie les navigateurs, pouvaient avoir été appelés par les chefs indigènes pour les aider à renforcer leur influence et à affermir leur .pouvoir. Il ne faut pas non plus négliger le fait que certains marins et commerçants immobilisés, parfois assez longtemps, dans un port, en attente du vent favorable de la mousson, pouvaient s’établir, d’abord précairement, puis, devant la facilité de vie dont parlera plus tard Tcheou Ta Kouan, ils finissaient par prendre femme parmi les indigènes et fondaient un foyer. Les Indiens ainsi fixés continuaient à pratiquer leur religion et à honorer leurs dieux qui, à un certain moment, ont dû être jugés par les indigènes plus puissants que leurs propres génies et, à ce titre, ont été adoptés par eux. Si plusieurs de ces familles mixtes se réunissaient dans un même lieu, elles constituaient un centre, d’où rayonnait une culture supérieure à celle des autochtones, avec des connaissances, des pratiques et des techniques que ne tardèrent pas à assimiler les Khmers.

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La route maritime qui permettait d’aller de l’Inde vers les pays du Sud-Est asiatique pouvait emprunter deux itinéraires : soit cingler directement sur le détroit de Malacca pour déboucher ensuite dans la mer de Chine, soit faire du cabotage le long des côtes birmanes et malaises jusqu’au détroit. Au début du Vè siècle après J.-C., le passage par Malacca fut pratiquement abandonné par crainte des pirates qui pullulaient dans cette région, ce qui amena le déclin des installations de Javaet de Sumatra, mais favorisa l’essor des comptoirs établis le long de la côte ouest de Malaisie. Ilexistait aussi une route mi-maritime, mi-terrestre. Les navires abordaient à la hauteur du 10e parallèle, au niveau de l’isthme de Kra. Là, les navires étaient déchargés et les marchandises transbordées sur un autre bâtiment ancré dans un port du golfe du Siam, qui prenait ensuite la route de l’est vers la péninsule Indochinoise et, encore plus loin, vers la Chine. Cette route avait l’avantage de raccourcir notablement le trajet et d’éviter les pièges du détroit de Malacca.Il existait, enfin, une route terrestre transpéninsulaire très ancienne. Elle partait du nord-est de l’Inde, traversait la Birmanie pour atteindre le Tenasserim, dans la région de l’actuelle ville de Moulmein. De là, en descendant en direction du sud-est, on arrivait dans le Siam méridional et la péninsule Indochinoise. Cette route offrait l’avantage de raccourcir le trajet jusqu’en Indochine et d’assurer une certaine sécurité.

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