Le peuple khmer

L’occupation humaine au Cambodge se perd dans la nuit des temps. La langue parlée au Cambodge est rat­tachée à la famille Mon-Khmère. Le mon, proche parent linguistique du khmer, était en usage en Basse Birmanie et dans les montagnes du Haut Laos. Le khmer, lui, était utilisé sur un territoire beaucoup plus étendu que celui du Cambodge actuel. Il était parlé dans tout le delta du Mékong, en Thaïlande, sur le plateau de Korat et dans une partie du Menam.

La danse Apsara du peuple Khmer

Le peuple khmer

Les Cambodgiens ont toujours été très pieux, mêlant souvent croyances et superstitions. L’animisme repré­sente certainement le premier aspect religieux de la péninsule Indochinoise. En attribuant aussi une âme aux animaux, aux végétaux et aux objets, les anciens Khmers en seraient arrivés à créer divers cultes de génies, dont le rôle était de garantir la bonne marche de leur propre vie et de celle de leur clan.

Quelques témoignages d’animisme existent encore de nos jours dans les campagnes cambodgiennes, notam­ment sous la forme des Neak ta 1 littéralement, per­sonne ancêtre 1 qui sont des génies du sol dont le rôle est de veiller à la bonne tenue et à la prospérité du terri­toire dont ils sont censés être les gardiens. Les Cambodgiens d’aujourd’hui les honorent et les invo­quent sous la forme d’une simple pierre, d’une racine d’arbre ou encore d’une partie de statue ancienne, généralement placée dans une petite hutte en bois, sur­élevée, mais on trouve aussi des Neak ta simplement logés dans le creux d’un arbre.

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C’est l’Inde qui a véritablement inspiré les premières reli­gions du Cambodge. Le védisme représente la pratique religieuse la plus ancienne de l’Inde, védisme qui devait, plus tard, se confondre avec le brahmanisme. Grâce à sa production littéraire, le védisme est la première forme sous laquelle une religion de l’Inde nous est connue. Les Veda sont des livres sacrés dédiés aux dieux dont on sollicite la bienveillance : dieux de la terre, de l’espace intermédiaire ou du ciel. Ils peuvent être obligeants ou dangereux, cer­tains de ces dieux revêtant d’ailleurs les deux aspects.

La religion védique ignore la foi, elle repose avant tout sur le sacrifice fait à la divinité et sur les offrandes pré­sentées lors de la cérémonie du feu. Parmi tous les dieux, Indra occupe la place Siva, le dieu le plus étrange du védisme, crée d’une part es eaux primordiales et d’autre part, symbolise le procréateur, avec le linga – ou phallus – comme représentation. Il a un aspect réparateur et bénéfique, mais il est Hissi le destructeur qui s’identifie à la mort et au temps qui passe. On trouve aussi Agni, le dieu du feu, Varuna, qui règne au ciel et assure l’équilibre du monde, Soma, la divinité qui détient la liqueur d’immortalité. L’hindouisme est constitué d’apports divers, l’amalgame des dieux védiques et brahmaniques ayant donné naissance à des divinités nouvelles. À la tête du panthéon, trois grands dieux – trimurti – coexistent, théoriquement, sur un même plan :

  • Brahma, l’élément créateur, représenté avec quatre visages, est monté sur le cygne ou oie sacrée Hamsa ;
  • Visnu, le conservateur du monde aux quatre bras, qui flotte sur l’océan primordial, protégé par les capuchons du serpent Naga, en méditant sur le début d’une nouvelle période cosmique. Sa monture est l’oiseau mythique Garuda qui le porte sur ses épaules. Dès que le monde est en danger, Visnu descend sur terre sous différentes formes (avatar) pour combattre le mal
  • Siva, tantôt destructeur, tantôt bienfaisant accorde ses faveurs à tous ceux qui l’adorent dans les temples, principalement sous la forme du linga, le phallus, puissance créatrice du dieu. Parfois représenté avec cinq têtes superposées et dix bras, il exécute sa danse aux pouvoirs cosmiques. Sa monture habituelle est le taureau blanc Nandin. Les hindous pensent qu’une énergie créatrice se dégage d’un dieu, prenant une forme féminine que l’on appelle sakti. Visnu transfère sa puissance à sa sakti Laksmi, déesse de la beauté et de la fortune. Siva transmet sa force à Parvati qui devient, suivant l’occasion, Uma, lumière intellectuelle et transcendante, Kali la noire, qui danse sur un cadavre, Candi la violente, mais le plus souvent, on l’appelle Durga, la guerrière féroce qui combat les démons et les géants.

Parallèlement à ces dieux et à ces déesses, l’univers est aussi peuplé de nombreux êtres fabuleux. Les dieux hindous sont des créatures puissantes, mais ils restent soumis, comme les humains, à la loi de la transmigration des âmes (samsara).

Le bouddhisme, à l’origine, n’est qu’une secte novatrice au sein des religions védique et brahmanique. « Siddharta » Gautama, le futur Bouddha, naît à Kapilavastu, au nord de l’Inde, au Népal, au milieu du VIe siècle avant J.-C., dans une famille noble et aisée. Très vite, le monde dissolu qui l’entoure, l’inquiète. Il réalise que la vie, pleine de douleurs, n’est qu’un passage avec, à son terme, la mort et la menace de renaissances qui engendrent de nouvelles douleurs. Il décide alors de se vouer à la recherche de la Vérité. Pendant plusieurs années, ascète errant, il va parcourir les chemins, méditant et attendant la révélation. Un jour, alors qu’il est assis sous un ficus, la Vérité lui apparaît, il devient alors Bouddha « éveillé ». Il va prêcher sa doctrine, permettant d’atteindre le nirvana qui écarte toute possibilité de retomber dans le cycle des existences. Il meurt vers 480 avant J.-C., âgé de 80 ans.

Für mehr Infos: Halong Bucht

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