Le décor dans les divers éléments de la construction ( Partie 1)

Pilastre-angkor

1.Pilastre
Du pilastre de la période pré-angkorienne, on ne connaît, jusqu’à ce jour, qu’un petit nombre d’exemples de décor. On rencontre des motifs floraux inspirés des lotus bleus et roses, posés entre des losanges perlés ; avec crosses et pendentifs, des rinceaux encadrés de bandes verticales, de perles rondes, de volutes et de sinusoïdes florales. Toutes ces représentations ont un rapport avec l’Inde post-Gupta du VIè siècle.

Pilastre-angkor

La période angkorienne garde le même principe de décoration, mais l’agrémente et le complique avec des bagues et des hampes végétales, entrelacées ou non, rehaussées de décors d’inspiration visnuite comme, par exemple, les Apsara dansantes.
Sur les pilastres des temples bouddhiques de Jayavarman VII, on remarque que les crosses florales enserrent des représentations de la vie du Bouddha.

2.Entre-pilastres
Les surfaces entre les pilastres vont se couvrir, au cours des siècles, d’une décoration de plus en plus prolifique, pour atteindre un point culminant avec le style du Bayon. Les représentations d’édifices réduits, sculptés entre les pilastres, avec ou sans personnages, est caractéristique de la période pré-angkorienne, l’ensemble de ces sculp-tures étant certainement recouvert d’un enduit au mortier de chaux.

Dès le début de la période angkorienne, de grandes figures entre les pilastres deviennent significatives de cette époque. Il s’agit de personnifier des gardiens de portes (Dvarapala) ou des déesses (Devata) placés sous des arcades. Ces représentations deviendront de plus en plus complexes.

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3.Pilier
Au début, la décoration du pilier ne concerne que le chapiteau qui n’est agrémenté que d’une frise. Plus tard, un décor de losanges apparaît sur le tailloir supporté par des moulures ornées de pétales. Sur le fût du pilier, en partie haute, une frise de pendentifs ou de guirlandes tombantes, participe au décor du chapiteau et le sou¬ligne. La base du pilier est en général sans décor.
C’est avec le style d’Angkor Vat que le pilier khmer trouve sa décoration la plus évoluée.

4.Portes
Létude des divers composants des monuments de l’ancien Cambodge a conduit à considérer que la décoration des portes, dans leur ensemble – colonnettes, linteaux et frontons – apporte les éléments les plus déterminants pour comprendre l’évolution de l’art khmer et proposer un classement chronologique. À l’époque pré-angkorienne, le bâti de la porte est rarement orné, et des moulures ne se développent vraiment que durant la période angkorienne. Avec les temples d’Angkor Vat et du Bayon, le tableau des portes est souvent recouvert d’un décor « en tapisserie ». Dès l’époque pré-angkorienne, sur ces mêmes tableaux, on peut rencontrer des inscriptions.

5.Colonnette
Dans l’architecture khmère, les colonnettes constituent toujours le support du linteau décoré. Leur ornementation a évolué vers la surcharge, comme on peut d’ailleurs le constater pour d’autres arts. Lépoque pré-angkorienne a conçu des colonnettes encore assez proches du modèle indien de l’époque Gupta (IV è – fin Vè siècle). Le fût en est cylindrique, recoupé en son milieu et arrêté aux extrémités par une large bague à décor végétal. De simples moulures s’interposent entre la bague médiane, la base et le chapi-teau, lesquels sont traités en forme de bulbe. Dès le VII è siècle, apparaissent des colonnettes à sections octogonales. Le principe de la décoration du chapiteau, de la base et du fût reste le même mais, petit à petit, base et chapiteaux vont se fondre avec le fût devenant un jeu de moulures compliquées, avec alternances de bagues plus ou moins larges, décorées ou non.]

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