Le brahmanisme

Le brahmanisme-brama

Héritier du védisme, il apparaît en Inde, à partir du vie siècle avant J.-C., pratiquement en même temps que le bouddhisme. Il s’est formé à partir de croyances védiques dont il conservera la plupart des divinités et il adoptera, en les assimilant à ses dieux, ceux des autochtones installés antérieurement dans le pays. La nouvelle religion s’appuie sur les Brahmana, qui représentent la deuxième création de la littérature indienne. Ils ébauchent une représentation de caractère essentiellement religieux et sont constitués de commentaires interprétant la mythologie védique. Ils traitent tout particulièrement de ce qui se rapporte au sacrifice, pratique fondamentale de cette religion. Les exposés contenus dans les Brahmana seront repris et développés dans les Upanishad, qui apprécient les valeurs relatives du microcosme et du macrocosme. Autour de ces valeurs, s’articule la notion d’identification de l’âme universelle (Brahman) à l’âme individuelle (Atman). Tout comme la religion védique, la religion brahmanique ignore la foi et n’est pas dépendante de l’existence des dieux représentant les puissances de l’Univers.

Le brahmanisme-brama

Le brahmanisme repose avant tout sur l’acte de sacrifice rendu lors de la cérémonie du Feu, qui est l’hommage rendu à la divinité de laquelle on veut obtenir des faveurs. Les cérémonies du culte nécessitant un guide pour effectuer correctement tous les gestes rituels (Mudra) et réciter les mots en accord avec la célébration du sacrifice, les Sutra serviront de fil conducteur.

Avec les Upanishad apparaissent d’autres conceptions, qui s’introduisent aussi dans le bouddhisme. D’abord, le Samsara, qui évoque la perpétuelle circulation de l’âme individuelle à travers les réincarnations en chaîne, et le Karman (ou Karma) qui est le bilan des actes bons et mauvais des existences antérieures, lequel détermine les conditions des re-naissances. Les investigations des Upanishad, comme la recherche bouddhique, explorent le moyen d’arrêter le cycle inexorable de ces re-naissances. Le brahmanisme, religion de délivrance, y parvient par la connaissance.

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La notion d’âme universelle (Brahman) qui prend alors une grande importance, représente la nature profonde de toutes choses. Elle se révèle comme la clef de la compréhension du monde. Lorsqu’il organise ce monde, le Brahman est personnifié sous l’aspect de Brahma, qui marque sa toute-puissance et son omniscience par ses quatre bras et ses quatre visages qui rayonnent sur les quatre directions majeures. Il préside l’univers dans lequel ceux qui auront acquis la connaissance viendront demeurer après leur mort. Mais Brahma, maître des dieux, ne jouera bientôt plus qu’un rôle secondaire. Le brahmanisme conserve les trente-trois dieux du védisme et s’adresse comme lui à un seul dieu suprême, Indra, régent de r/Jatmosphère et des orages. Celui-ci préside une partie du paradis, panthéon où réside une population de demi-dieux. Cependant, une triade (Trimurti) de divinités est plus particulièrement privilégiée : Brahma, avec l’importance réduite que l’on connaît, associé à deux autres dieux d’origine védique, Visnu, qui décime les démons, et Siva, à la double personnalité, terrible ou bienveillante.

L’Univers est conçu par le brahmanisme comme une succession d’apparitions et de disparitions, lesquelles se subdivisent en quatre périodes ou Kalpa, dont la durée, l’énergie et la qualité vont en diminuant – à la façon d’un fleuve bouillonnant, qui se perd progressivement dans les sables – pour aboutir en définitive à une époque de carence qui doit s’anéantir dans un cataclysme général, qui sera suivi par la venue du temps paisible des eaux originelles. Ensuite, après des millions d’années, le monde renaîtra, avec de nouveaux dieux, aux fonctions identiques à celles des anciens, ces derniers n’échappant pas au Samsara.

Le sentiment du pur et de l’impur s’imposant de plus en plus dans la religion brahmanique impliquait forcément des tabous et des classifications attachés aussi bien aux êtres qu’aux objets et aux actes. C’est ce sentiment qui a produit le système des castes. La société indienne d’alors est dominée par la caste sacerdotale en la personne du Brahmane, qui doit se garder de tout contact impur. Vient ensuite la caste des guerriers (Ksatria), puis celle des marchands et cultivateurs (Vaijya), et la quatrième, celle des Sudra, comprenant les artisans et les serviteurs. Les hors castes ou « intouchables » pratiquent les métiers les plus impurs.

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