La Doctrine du Bouddha

La Doctrine du Bouddha

Pour comprendre dans quel cadre s’est élaborée la doctrine du Bouddha, il faut savoir que, dès sa naissance, celui-ci a été plongé dans la religion brahmanique et l’a pratiquée. Le Bouddha fut un réformateur qui demeurait dans la mouvance de la civilisation indienne qu’il considérait comme acquise. Il n’a jamais réfuté les dieux en place et ne s’est jamais démarqué des croyances traditionnelles de l’Inde. Son action ne fut pas de les contester mais de reformuler l’enseignement, très ancien, de la délivrance par l’intégration définitive de l’âme individuelle à celle du grand Univers.

La Doctrine du Bouddha

Le Bouddha ne prêchera pas une religion au sens propre du terme. Il apportera plutôt un enseignement basé sur sa propre expérience : il pense que les êtres et les choses de ce monde ne sont que des éléments se modifiant constamment et qu’ils sont vides de tout principe original. Il va prôner une méthode pour découvrir la réalité qui se cache derrière les apparences et il propose une conduite pour se libérer des illusions et des passions qui entraînent la douleur, inséparable de toute forme d’existence. La naissance, les tourments, les frustrations, la séparation, le chagrin, la maladie, la vieillesse, la mort ne sont que douleur. Nul n’échappe à cette souffrance, pas même les dieux. Rien n’est étemel, tout se transforme et disparaît inévitablement un jour, mais chaque mort est suivie d’une renaissance et d’une nouvelle vie dont la position dans l’échelle des valeurs du monde est déterminée par la qualité des actes accomplis dans les vies antérieures. Ces transmigrations successives ou Samsara peuvent conduire le défunt à re-naître en un dieu, un humain, un animal, un revenant ou un damné. Ce principe de transmigration ne constitue pas une innovation, car il est déjà connu et accepté par tous les Indiens, bien avant l’apparition du Bouddha, mais il devient impératif pour ce dernier de libérer l’être du cycle infernal des re-naissances et des re-morts et, par cela même, de mettre un terme à la douleur, non par l’anéantissement, mais par l’absence de tout, le grand vide, autrement dit le Nirvana.

trine du Bouddha-Nirvada

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La douleur a pour origine le désir qui s’attache au plaisir, lequel pousse tout individu à re-naître pour goûter à nouveau d’autres jouissances. Le Bouddha décèle que le désir est produit par un enchaînement de causes dont la première est l’ignorance qui est à l’origine du mal et qui se présente sous trois formes : la convoitise, la haine et l’erreur, qui engendrent à leur tour les passions, les vices et les fausses opinions. Selon le Bouddha, la voie de la délivrance menant à l’état de non-désir, donc de non-douleur, est tributaire des huit attitudes correctes qui sont l’opinion correcte, l’intention correcte, la parole correcte, l’activité corporelle correcte, les moyens d’existence corrects, l’effort correct, l’attention correcte et la concentration mentale correcte. Plusieurs méthodes permettent d’approcher ces attitudes, notamment en pratiquant des exercices physiques comme la méditation. Mais il est vite apparu que l’accomplissement de ces diverses disciplines exige, outre une observance sévère, une disponibilité que ne possédaient généralement pas les adeptes engagés dans la vie quotidienne. Dès sa constitution, la Communauté bouddhique a été formée de moines qui se trouvaient entièrement libres pour exercer toutes les pratiques exigées. Cependant, comme la Doctrine concerne avant tout les laïques, sans distinction d’origine ni de rang social, il n’est demandé au futur disciple séculier que de prononcer en présence des moines son adhésion aux trois Joyaux : au Bouddha, à la Loi et à la Communauté, et d’observer les cinq principes qui garantissent sa conduite morale : ne pas ôter la vie, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère, ne pas mentir et ne pas consommer de boissons enivrantes. Moyennant quoi, le chemin de l’acquisition des huit perfections qui mènent à la cessation de la douleur lui est ouvert. Ces dispositions déjà réduites par rapport aux pratiques des moines sont encore allégées par le fait que, dans le bouddhisme, ni rites ni cérémonies ne sont imposés aux fidèles, exception faite pour le bouddhisme tantrique, pratiqué notamment au Tibet.

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