Krom ( Phnom Krom)

Krom ( Phnom Krom)-angkor
  • Sign. : La Montagne en aval
  • Date : fin IXè-début Xè  siècle
  • Constructeur : Yasovarman Ier
  • Culte : brahmanique Dégagement : 1938
  • Pron. : phnom krom
  • Repère : voir Accès
  • Intérêt : * archéologique, vue
  • Visite : le matin de bonne heure ou en fin d’après-midi

Krom ( Phnom Krom)-angkor

1. Accès
Le Phnom Krom est situé près du Grand Lac Tonie Sap, au sud-oüest de la ville de Siem Reap et à une dizaine de kilomètres de son centre. Il est très facile de s’y rendre en suivant la rivière vers le sud, et ensuite la digue de terre surplombant les rizières, jusqu’à atteindre le flanc est de la colline qui porte le monument. L’ascension de ses 137 m d’altitude peut se faire en voiture, de préférence « tout-terrain », ou encore à pied, par un chemin comportant un escalier qui permet un raccourci.

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2.Caractéristiques
Le temple du Phnom Krom a été construit parallèlement à ceux établis sur le Phnom Bakheng et le Phnom Bok, deux monuments de la même époque.
Bordée par des maisons cambodgiennes typiques et pleines d’activités diverses, la promenade le long de la rive droite de la rivière de Siem Reap est pleine de charme. Du haut du Phnom Krom, on jouit d’une vue étendue sur la plaine environnante et sur le Grand Lac qui, durant la saison des pluies, reflète des images flamboyantes. À cette même saison, au coucher du soleil, on aura parfois la chance d’admirer le fugace « rayon vert » qui strie le ciel au-dessus du lac pendant quelques secondes.

3. Description et commentaires
Lorsque Yasovarman Ier décida d’installer sa ville autour du Phnom Bahkeng, il fit bâtir son temple d’État sur cette même colline mais, en même temps, il consacra un monument sur chacun des deux monts avoisinants : le Phnom Bok et le Phnom Krom. Pour ce faire, il fit araser le haut de ce dernier piton et entoura le temple d’un mur d’enceinte en latérite de plan carré, mesurant une cinquantaine de mètres de côté. Un talus ceinturant cet enclos a été aménagé sur les faces est, nord et sud, pour établir une plate-forme à laquelle on accède par trois escaliers.

On arrive au temple par le côté est. L’unique mur d’enceinte est recoupé dans l’axe des quatre directions par des gopura identiques de 6,50 m de large sur 10m de long. Chacun d’eux est composé d’une salle-passage cruciforme, de deux salles latérales obscures et d’un porche sur piliers, donnant sur la cour intérieure. Il n’en reste actuellement que quelques vestiges. Au sortir de ce porche, on aperçoit, disposés en périphérie du mur d’enceinte, une série de petits bâtiments plus ou moins importants, d’une largeur moyenne de 4 m et de diverses longueurs pouvant atteindre de 6 à 9 m. Leur toiture était en charpente de bois recouverte de tuiles. Quatre bâtiments se trouvent sur le côté est et deux, sur chacune des autres faces. Il semblerait que ces bâtiments aient servi de dépôts ou de magasins. Il n’en reste que des plates-formes et quelques murs solitaires.

Une fois ces constructions dépassées, on trouve, de part et d’autre du grand axe est-ouest, quatre « bibliothèques » de plan carré, toutes identiques, avec 5 m de côté et s’ouvrant toutes à l’ouest. Les deux « bibliothèques » proches de l’axe sont en grès sans aucun décor, alors que celles situées aux extrémités nord et sud sont en brique. Chacune d’elles est couverte par une partie de voûte, reprise par un faux étage en retrait et terminée par un encorbellement qui est arrêté en pignon par un mur. Sur trois de leurs faces, on a pratiqué des ouvertures de « ventilation » en forme de losange.

Les trois tours-sanctuaires en grès, très dégradées, que l’on rencontre aussitôt après, sont disposées sur un soubassement orienté suivant l’axe nord-sud. Ce soubassement, avec moulures mais sans décor, est haut de 1,50 m, large de 11 m et long de 22 m. Devant chacune des tours et sur deux des longs côtés de la plate-forme, un escalier de quelques marches aux murs d’échiffre surmontés de lions assis, conduit aux portes de chaque sanctuaire.

La tour centrale, de plan carré à redans, mesure 7 m de côté. Elle s’ouvre par une porte sur les côtés est et ouest. Les deux autres ouvertures sont occultées par des fausses portes. La couverture pyramidale tronquée ne comporte que deux retraits successifs. Les tours annexes, de même conception, mesurent 5 m de côté. Leurs deux ouvertures opposées sont, de même, orientées à l’est et à l’ouest, et leurs toitures comportent trois ressauts.

La pierre de ce monument soumis au grand vent et aux fortes pluies a assez mal supporté les intempéries et la plupart des blocs de grès sont maintenant délités. Cependant, parmi les quelques décors encore visibles, on peut signaler l’ornementation des soubassements des sanctuaires, celle des perrons sculptés de petites bayadères dansant sous des arcatures, celle des pilastres et des fausses portes comportant un décor de figurines et de feuillage. Des déesses (Devata) qui occupent des niches de part et d’autre des portes, tiennent un chasse-mouches et offrent une fleur de lotus. Sur les frontons, on devine encore un motif central accompagné de grandes volutes de feuillage que bordent de petits sujets. Sur les corniches des superstructures, des anté-fixes et des petits édifices de pierre en réduction portent le même motif de danseuses en jupe cloche qu’au Bahkeng et, plus tard, à Banteay Srei.
Comme au Phnom Bok, les trois sanctuaires représentaient la Trimurti, réunion des trois grands dieux de l’Inde : Brahma, Siva et Visnu. Le premier occupait la tour sud, Siva, celle du centre et Visnu, le sanctuaire nord. Les piédestaux qui supportaient les statues de ces dieux ont pu être préservés. Celui, circulaire, de Brahma, est particulièrement admirable avec son décor de pétales de lotus et d’oies sacrées (hamsa). Il cachait une pierre de dépôt sacré.

Dans la « bibliothèque » en grès nord, on a découvert une « pierre des neuf planètes », très érodée.
Une grande statue de gardien de porte (Dvarapala), haute de 3,20 m, a été exhumée au pied de la face est du soubassement. Placée ultérieurement, cette statue est du style d’Angkor Vat. La plupart des pièces archéologiques de ce monument ont été déposées à la Conservation d’Angkor. .

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