Couverture et Voûtes ( Partie 2)

Voûtes-angkor

2. Voûtes
Dans un pays où perpétuer la présence d’un dieu dans un sanctuaire constituait un souci primordial, il était naturel de prévoir comme couverture de ce sanctuaire un matériau qu’on souhaitait impérissable. Pour ce faire, les Khmers ont eu recours, dans un premier temps, à la brique et, par la suite, à des dalles de grès. Cependant, le système de couverture employé – la voûte en encorbellement I allait limiter la possibilité de franchir de grandes portées et de réaliser de vastes salles mais, en fait, ce besoin ne se faisait pas sentir, puisqu’il n’y avait pas lieu d’abriter un groupement important de fidèles. Ce système restrictif de couverture a peut-être limité le côté monumental de l’architecture khmère, qui n’en manque pourtant pas.

Voûtes-angkor

La voûte en encorbellement (ou en tas de charge) est réalisée en superposant des assises horizontales de brique ou de pierre, en surplomb les unes par rapport aux autres. Ce procédé ne produit aucune poussée latérale sur les points d’appui, mais la défection d’une seule pièce de l’ensemble entraîne couramment la chute de la voûte tout entière. La voûte en encorbellement peut être à parois rectilignes ou courbes, suivant l’avancée que l’on donne à chaque assise, l’une par rapport à l’autre. Du fait de son petit module, la brique utilisée dans les sanctuaires pré-angkoriens a produit des voûtes à intrados en pyramide, alors que la dalle de grès, surtout utilisée dans le sens de la longueur à l’époque angkorienne, a fourni des voûtes à intrados plutôt courbes. Mais le profil de l’intrados n’a généralement que peu de rapport avec l’extrados qui est la partie vue de l’extérieur.

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Le style du Bayon, avec ses tours à visages, ne modifie pas le système de construction des voûtes, car les visages ne sont sculptés que dans l’épaisseur du parement Dans les tours, la partie supérieure de la voûte, que celle-ci soit réalisée en brique ou en dalles de grès, se termine en étroite cheminée qui communique avec un conduit exigu qui perce le couronnement.

Très tôt, les civilisations du Moyen-Orient et de la Méditerranée, et apparemment, dans une moindre mesure, l’Inde ont connu et pratiqué la voûte en plein cintre. Il est étrange que le Cambodge ancien, malgré ses relations avec l’Inde, n’ait pas entrevu les possibilités d’une voûte relativement facile à mettre en œuvre et qui permet une grande flexibilité quant aux espaces à couvrir. Peut-être faut-il y voir un parti pris ou encore une question de religion ?

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