Chau Say Tevoda

Chau Say Tevoda
  • Date : vers 1150
  • Constructeur : Suryavarman II ou ses dignitaires
  • Culte : brahmanique Dégagement : en 1919-1920 et 1925-1927
  • Pron. : thiaou say tévoda Repère : F. 26
  • Intérêt : * archéologique
  • Visite : le matin

Chau Say Tevoda

1.Accès
Prendre le Petit Circuit par la gauche. Rejoindre la Place royale d’Angkor Thom, puis prendre ensuite sur la droite la route qui passe sous la Porte de la Victoire. À 550 m sur la droite, on apercevra la partie nord de ce temple.

2.Caractéristiques
Il est possible que ce temple qui ne possède qu’une seule enceinte, ait eu, à l’origine, son accès principal situé sur la berge de la rivière de Siem Reap.

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3.Description et commentaires
Aussi, pour respecter un ordre de visite d’est en ouest, dès qu’on atteindra le côté nord du monument, on tournera à gauche pour rejoindre le bord de la rivière. Arrivé là, on remontera l’allée de plus de 5 m de large et longue d’environ 125 m qui est bordée de bornes de grès de 1,40 m de hauteur, espacées tous les 5 m. Cette allée débouche sur une vaste terrasse en forme de croix grecque à redans, de 25 m sur 28 m. Poursuivant vers l’ouest, on accède par trois marches à une chaussée de pierre surélevée de 1,30 m (dont les dalles ont disparu), construite sur deux rangs de fortes colonnettes octogonales sur les côtés et un rang de piliers carrés au centre. Cette chaussée est large de 4 m. Un naga-balustrade devait protéger cette chaussée, mais il n’en reste rien.
Passé 10 m, la chaussée s’élargit en croix, puis repart pour rencontrer, après 15,50 m, le gopura est de l’unique enceinte de 33 m de large sur 42 m de long. De ce mur de latérite, il ne reste que le soubassement.

Quatre gopura interrompent cette enceinte. Ceux du nord et du sud, actuellement disloqués, mesuraient 7 m de large pour une longueur de 11 m. Ils comportaient, sur l’extérieur, un simple perron donnant accès à une salle allongée communiquant avec un petit vestibule qui débouchait sur la cour intérieure. Cette salle, en forme de T, était doublée à l’intérieur d’un rang de blocs de latérite. Le gopura est paraît le plus noble et le plus imposant avec ses 8 m de large et ses 15,50 m de long. Il est monté sur un soubassement de grès mouluré qui se raccorde à la chaussée est sur colonnettes par quatre marches. Un vestibule à deux fenêtres donne accès à une salle presque carrée, distribuant deux autres vestibules latéraux qui, à leur tour, débouchent sur des passages faisant communiquer l’extérieur et la cour. Un petit réduit situé sur l’axe est-ouest donne sur une nouvelle chaussée, très courte, sur colonnettes. Bien que certaines assises soient disjointes, ce bâtiment et sa superstructure sont encore d’une bonne tenue. Sur quelques frontons érodés surmontant les portes, on peut encore reconnaître des scènes du Ramayana : au-dessus du passage nord, des représentations de singes ; sur le passage sud, le combat des singes rois Valin et Sugriva. Au sortir de ce gopura, on emprunte la courte chaussée sur colonnettes qui conduit au sanctuaire central. Cette chaussée est flanquée au nord et au sud de « bibliothèques » ou, tout au moins, de ce qu’il en reste. Montées sur un soubassement de grès, ces « bibliothèques » sont de petits bâtiments rectangulaires de 5m sur 10 m. On pénètre dans l’unique salle obscure par un petit vestibule éclairé par deux fenêtres. L’intérieur de la salle était doublé de latérite.

Le sanctuaire principal est monté sur un soubassement de grès à redans, fortement mouluré, de 1,50 m de haut. Sept marches conduisent de la courte chaussée au haut du soubassement et au sanctuaire lui-même qui commence, à l’est, par une antichambre (Mandapa) de 3,40 m de large sur 6,70 m de long. Sur les faces nord et sud, deux portes donnent accès à des escaliers descendant jusqu’au sol de la cour intérieure. Une autre porte communique avec la tour sanctuaire. Ce Mandapa a perdu la plus grande partie de sa couverture en encorbellement. Lensemble des portes encadrées de colonnettes et surmontées d’un fronton est très érodé. Sur chacune des faces, il reste deux fausses fenêtres avec quelques balustres. Des Devata sont sculptées aux angles des bâtiments. La tour sanctuaire est reliée aux gopura nord, ouest et sud par une allée.

Un important soubassement cruciforme à redans supporte le sanctuaire principal. Autour d’une cella carrée de 3 m de côté, sont adjacents quatre vestibules, dont trois sont sans communication avec cette cella qui n’a, en fait, qu’une liaison avec l’antichambre Mandapa. Ces quatre vestibules sont éclairés par de vraies fenêtres à balustres. Chaque côté des portes, ainsi que les angles des murs de la tour sont ornés par des Devata sous arca-tures. La couverture en partie détruite est à retraits successifs, mais l’étage fictif est encore en place.
Le gopura ouest, en assez bon état, est le plus petit des pavillons, avec ses 5 m de large et 8 m de long. Son soubassement de grès est bien mouluré. Les colonnettes, les linteaux et les frontons sont toujours en place, mais ils sont érodés et leurs sculptures sont peu lisibles. Par contre, la superstructure à faux étage est bien dessinée, avec ses moulures et son décor.
Sur la partie sud-ouest, en dehors du mur d’enceinte, on a entreposé et reconstitué au sol quelques linteaux et des frontons trilobés qui représentent des scènes vis-nuïtes, avec des Apsara, ainsi que Siva et Uma, son épouse, montés sur le taureau Nandin, et aussi quelques tableaux de la vie courante exposés sur plusieurs registres superposés, comme l’assistance d’un dieu à un mourant pleuré par ses proches.

Au sud de la « bibliothèque » nord, on a découvert la statue d’un taureau Nandin, monture de Siva, de facture intéressante, mais traité avec une certaine mièvrerie.

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