Bok

  • Sign. : La Montagne bossue
  • Date : fin IXè-début Xè siècle
  • Constructeur : Yasovarman Ier
  • Culte : brahmanique
  • Dégagement : en 1939
  • Pron. : phnom bok
  • Repère : voir Accès
  • Intérêt : * archéologique, vue
  • Visite : le matin de bonne heure ou en fin de journée

1. Accès
On emprunte le Grand Circuit par la droite. On passe devant le Banteay Kdei, le Srah Srang, le Pre Rup. Avant d’arriver au Mebon oriental, on prend la route de terre carrossable qui traverse le village de Pradak. Poursuivant, on longe le temple de Banteay Samre et, près de 4 km plus loin, on parvient au village situé au pied sud-est du Phnom Bok, Phum Tchrey. De là, on doit monter à pied sur ce mont dénudé de 235 m d’altitude qui demande, pour être gravi, une assez bonne condition physique. On aura donc intérêt à prévoir une « ascension » tôt dans la matinée, ou tard dans l’après-midi, pour éviter le soleil brûlant. On se fera préciser au village le sentier qui conduit au temple posé sur le sommet.

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2.Caractéristiques
Le Phnom Bok, avec ses 235 m, est le plus haut des trois pitons rocheux qui dominent la plaine de la région d’Angkor, indépendamment du massif des Kulen (Phnom Bakheng : 68 m, Phnom Krom : 137 m).
Lorsque Yasovarman Ier établit son temple d’État sur le Phnom Bakheng, il fit construire en même temps un temple sur chacune des autres collines. Le temple du Phnom Bok possède le plus grand linga de pierre connu de l’art khmer.

Description et commentaires Pour construire leurs temples sur le haut d’une éminence naturelle, les Khmers, jusqu’à la fin du ix® ou au début du x® siècle, se contentaient généralement d’adapter le sommet de la butte qu’ils aménageaient en plate-forme. Le Phnom Bok est le temple jumeau du Phnom Krom situé en bordure du Grand Lac. Aucune inscription n’a été découverte dans ces deux monuments pour les situer dans le temps, mais la similitude de leurs décorations avec le temple du Phnom Bakheng est si manifeste qu’on n’a pas hésité à les considérer comme étant du même style.

Les trois tours de grès qui composent le monument sont d’égale grandeur. Elles sont posées sur un soubassement de grès, et trois escaliers conduisent à leur unique ouverture tournée vers l’est. Chaque tour est de plan carré, avec une superstructure pyramidale aujourd’hui tronquée.

Battu par le vent et la pluie, le monument a beaucoup souffert au cours des siècles, mais certaines pièces qui ont été retrouvées, protégées par les éboulis, sont en meilleur état et permettent d’apprécier un décor mural de bonne facture. Des colonnettes octogonales soutiennent des frontons assez massifs. Ceux-ci, bien que dégradés, reflètent encore l’esprit du style du Bakheng, avec leurs hampes de feuillage se terminant en volutes, enrichies de personnages et de grands Makara, qui encadrent l’ensemble du linteau au centre marqué par un motif avec personnages. Les Devata, occupant sur les murs des niches relativement étroites, montrent un visage de face. Le décor, très présent sur les parois du sanctuaire central, est resté inachevé sur les tours nord et sud. Quatre bâtiments annexes existent : ceux construits en brique se sont effondrés, alors que les deux derniers, en grès, ont assez bien résisté aux intempéries. Lemplacement des galeries en latérite n’est plus marqué que par les restes de leurs bases, mais le mur d’enceinte est toujours en place.

Au cours de fouilles dans la tour nord, on a découvert un piédestal brisé, ainsi qu’un linga de style pré-angkorien. Devant le sanctuaire central, on a aussi trouvé une statue de Visnu, ainsi qu’une magnifique tête de Brahma à quatre faces, actuellement exposée au musée Guimet à Paris. L’ensemble du monument est dédié aux trois dieux principaux (Trimurti) que les Indiens placent au sommet de leur panthéon et qui sont Brahma, Visnu et Siva, chacun d’eux représentant un aspect de la toute-puissance divine. Toutes les tours abritaient une idole : la tour centrale était dédiée à Siva, la tour nord à Visnu et la tour sud à Brahma, dont la statue était montée sur un piédestal circulaire.

À l’est des tours, à une soixantaine de mètres, a été creusée une fosse profonde, rectangulaire, de 8 m de large sur 12 m de long, parementée de brique. Cette 1 cuve » servait peut-être de réserve d’eau.
À l’ouest, à 150 m environ, une plate-forme de latérite carrée de 10 m de côté, supportait un grand linga monolithe de grès, aujourd’hui brisé. Ce linga, d’un diamètre de 1,20m pour une hauteur de 4 m, est le plus imposant jamais découvert au Cambodge. Comme son poids est supérieur à 11000 kg, on peut imaginer les efforts surhumains qu’il a fallu déployer pour monter et placer cette pièce jusqu’à sa destination finale… moins que le bloc qui le constituait n’ait été débité et taillé sur place.

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