Bayon ( Partie 6)

11. Bas-reliefs intérieurs de la 2e enceinte

Si les galeries extérieures de la 3e enceinte étaient semble-t-il, accessibles à tous les fidèles auxquels on présentait des bas-reliefs glorifiant le règne de Jayavarman VII, les galeries intérieures de la 2e enceinte étaient apparemment réservées aux initiés qui pouvaient y contempler des tableaux de pierre se rapportant surtout aux dieux et parfois au roi que l’on croyait effectivement présent dans le temple. La succession des sujets traités et le déroulement des scènes se font d’une façon continue avec une certaine logique. Parmi les thèmes évoqués, on rencontre immanquablement quelques défilés militaires à caractère historique, mais ce sont surtout des représentations des dieux Siva et Visnu qui prévalent dans l’ensemble des galeries. Les bas-reliefs sont généralement disposés suivant des registres superposés qui correspondent comme déjà indiqué, au procédé qu’employaient les sculpteurs khmers pour traduire l’effet perspectif d’éloignement.

Les galeries qui vont être commentées sont constituées d’une succession de vestibules plus ou moins importants, séparés entre eux par des pavillons intermédiaires, liant l’extérieur et l’intérieur du temple.

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12. Galerie est, aile sud

En 1, la scène représente un ermitage dans la montagne, évoquée par l’empilement de petits losanges de frondaison. Un ascète entouré ae disciples est en méditation sous un portique. La position de ses mains orientées vers la gauche, invite à poursuivre la visite, vers un autre tableau, en 2, où il semble que ce même ermite quitte sa retraite, son éventail sur l’épaule, suivi par un compagnon. En dessous, dans une petite scène bucolique, un berger tient sa bufflesse que tète son petit. Poursuivant vers la gauche, on trouve près de l’ouverture une grande représentation de déesse sous arcature, contre laquelle vient buter, en 3, une scène de palais où des personnages assis sous un pavillon discutent. On reconnaît l’ascète rencontré en premier, qui descend les marches d’un escalier, son éventail sur l’épaule, après avoir fait sa visite. Non loin de là, en 4, un dieu ou le roi est assis dans un palais survolé par des Apsara, ce qui dénote l’importance du personnage qui est entouré de sa suite. Juste en dessous, deux ballerines dansent. Passant dans un autre petit vestibule, on peut voir, en 5, une autre scène de palais. À la droite du sujet central assis, un assistant semble sermonner un homme tombé à genoux. En 6, dans un palais, un être est assis à la javanaise, son visage est bûché. En dessous, sur la montagne, des ascètes méditent et prient. Au bas du panneau, des personnages passent dans la forêt tandis qu’un chasseur vise une biche avec son arbalète. En continuant sur la gauche, on voit, en 7, entourés de sujets en position de respect, le bras droit barrant leur poitrine, des brahmanes abrités sous un pavillon que survolent des Apsara. Ces prêtres semblent procéder soit à une incinération, soit à une offrande du feu.

En passant dans la galerie principale, on trouve à nouveau, en 8, un pavillon occupé par un personnage assis que l’on évente. Aux deux ailes du bâtiment figurent des danseuses assises. En arrière-plan, un temple surmonté de parasols porte sur sa façade des fenêtres à balustres. Partant de 9, un défilé militaire se déploie de la droite vers la gauche. Au centre de la scène, un chef de guerre monté sur un éléphant est suivi par des fantassins. Plus en arrière, se trouvent un cavalier et des guerriers parmi lesquels des mercenaires et quelques Chams. En 10, un défilé fait suite au précédent. Y figure un roi (Jayavarman VII ?), à la coiffure en tricorne. Protégé par sept parasols et entouré d’éventails et de chasse-mouches, il est debout, armé d’un arc, monté sur un éléphant mitré. Des guerriers lui font une escorte. La même scène se poursuit en 11 par le passage d’un cortège accompagnant le transport d’une grande urne ouvragée, posée sur une plateforme et portée sur les épaules de plusieurs participants. Il pourrait s’agir là de « l’Arche du Feu Sacré » ou du déplacement des cendres du haut personnage dont le corps semble avoir été incinéré en 7. Des enseignes, des étendards et un orchestre précèdent l’ume qui est surmontée de parasols et d’éventails. Juste en dessous, donc au premier plan, défilent des hommes de troupe. On notera la baliste, montée sur un affût tiré par deux chevaux. De 11 à 13, le défilé de l’armée se poursuit avec ses éléphants, ses chevaux et ses guerriers. Sur le retour du mur, en 14, un personnage passe à pied dans la forêt. Un aide l’abrite d’un parasol. Il porte sur l’épaule droite le phkak. Il est entouré de guerriers protégés par des boucliers, certains petits et ronds, d’autres, tout en hauteur. Dans le petit vestibule d’angle, en 15 et en 16, le défilé militaire continue. Un chef est monté sur un éléphant. Des combattants l’accompagnent, certains à pied, d’autres à cheval. « L’intendance » qui suit, transporte le ravitaillement. Ces deux derniers panneaux servent de raccord entre les représentations qui précédent et celles qui vont suivre.

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