Bayon ( Partie 3)

5. Galerie sud, aile ouest

Le panneau de cette galerie, long de près de 37 m, n’est vraiment illustré que sur son registre inférieur. Le registre supérieur est parfois sculpté, quelquefois épannelé et, le plus souvent, juste tracé. La grande majorité des représentations ne donne lieu, en fait, qu’à une suite de défilés dans lesquels l’armée khmère, se déplaçant d’ouest en est, mêle dans sa marche fantassins, cavaliers et éléphants de guerre qui avancent au rythme des gongs. En dépit de la monotonie de la représentation, ces bas-reliefs présentent un grand intérêt pour compléter et préciser nos connaissances sur l’armée khmère du xnie siècle.

En effet, ils montrent des batistes : ces machines de guerre utilisées à cette époque sont des sortes d’arbalètes perfectionnées, souvent mobiles, ou portées sur éléphant, destinées à projeter de loin des traits sur l’ennemi. On les reconnaît notamment aux emplacements 31,32,33. On doit aussi mentionner, tout particulièrement, une arme offensive que les guerriers khmers utilisaient alors au combat et qui est de nos jours en usage, pacifiquement, chez tous les paysans cambodgiens et, plus spécialement, dans la région d’Angkor : il s’agit du phkak, sorte de machette au long manche coudé que l’on peut voir, par exemple, en 34.
À l’extrémité ouest de la galerie, en 35, la scène du bain des éléphants sacrés rompt un peu le côté répétitif des sujets évoqués.

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6.Galerie ouest, aile sud

Ici aussi, une grande partie du registre supérieur de ce bas-relief de près de 35 m de long n’a pas été sculptée. Près de la porte Ph, on voit se développer, conduite par des chefs montés sur des éléphants, une troupe en armes qui passe devant un arrièreplan de forêt et de montagne, indiquée en 36 par des petits losanges accolés et empilés. En 37, un ascète poursuivi par un tigre, grimpe rapidement à un arbre. Au-dessus de ces représentations, on peut voir des scènes très instructives se rapportant à la construction des monuments : des ouvriers tirent et font glisser un bloc de pierre, pendant qu’un contremaître les surveille, une baguette à la main. D’autres personnages transportent des matériaux et procèdent à l’affinage de blocs de grès en les rodant, suspendus à un portique en bois, par un mouvement de va-et-vient. Près de la porte Pi, des porteurs, fléau sur l’épaule, amorcent les sculptures d’un long panneau ininterrompu, montrant des mouvements de foule semblant se situer dans une rue de village, à en juger par l’alignement des habitations. Là, le peuple, hommes et femmes mêlés, s’agite et montre sa colère, prêt à la lutte. Sur plusieurs registres, on assiste alors à des affrontements sanglants : deux têtes coupées sont apportées à un personnage qui semble les présenter à la population. En haut du panneau, apparemment indifférent à cette agitation, un dignitaire en palanquin se hâte vers ses occupations.

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