Bayon ( Partie 2)

3. Pavillon d’angle sud-est

Certaines sculptures montrant des scènes nautiques et des vues de palais sont encore très nettes, mais beaucoup restent inachevées, ce qui permet de suivre la méthode employée par les sculpteurs khmers pour réaliser leurs bas-reliefs. Passé ce pavillon d’angle, on tourne à droite pour aborder le côté sud du monument

4. Galerie sud, aile est

Le panneau abordé en premier va du pavillon d’angle jusqu’à la porte Pd. Seule la partie basse est digne d’intérêt car la partie supérieure est parfois difficilement lisible.

  • Le long de la berge du Grand Lac, sous des petits abris aux toits de chaume, des personnages vaquent à leurs occupations journalières : un homme agenouillé boit à une jarre avec une tige souple, pendant que d’autres discutent. Des brochettes sont grillées sur un fourneau.
  • Dans la forêt, des animaux rôdent, alors qu’un chasseur armé d’un arc les vise. Au registre supérieur, voguant sur le Grand Lac, des embarcations khmères et chames, à la proue frappée du makara, se livrent, entremêlées, un combat sans merci. Des grappins sont lancés d’un bord à l’autre, des guerriers khmers montent à l’abordage. Les soldats chams, aux « casques » en forme de fleur renversée, sont submergés. Les rameurs des deux camps, protégés des flèches et des lances par des panneaux en vannerie posés tout le long du bordage, attendent, stoîques, la fin du combat. Déjà, de nombreux corps ont basculé à l’eau, au grand bénéfice des crocodiles qui les engloutissent au passage. Plus loin, au-dessus des embarcations, reposant sur ce qui ressemble à un épais matelas de joncs, un harpiste entraîne à la danse un personnage qui prend une pose acrobatique, jambe gauche levée très haut. Dominant la scène, le roi, en grandeur dominante, mais juste esquissé dans la pierre, est assis sous un pavillon et contemple la scène se déroulant à ses pieds.
  • Scènes de la vie courante : des hommes partent, le balancier sur l’épaule.
  • Dissimulé dans un fourré, un chasseur guette des grues et des biches qui se cachent sous les frondaisons.
  • Assis sous un abri précaire, des personnages se reposent et soignent des enfants.
  • Assistée d’une matrone, une femme ressent les premières douleurs de l’enfantement.
  • Le panneau se termine sur une chasse au sanglier.
  • Après la porte Pd, le panneau comprend plusieurs registres superposés. En partie basse, nous avons peut-être affaire à une « infirmerie », car un personnage agenouillé semble vomir pendant qu’un autre lui soutient la tête. Sous le pavillon proche, quelqu’un paraît pris de maux de ventre, mais un « médecin » lui prépare un remède.
  • On assiste à un combat de coqs. Les deux volatiles sont cajolés et encouragés par leurs propriétaires accroupis alors qu’au-dessus d’eux, des parieurs avancent leurs mises.
  • Sous un abri léger, on présente un gros poisson sur un billot. Tout à côté, assises sur des tabourets, deux femmes semblent se faire dire la bonne aventure, ce qui alimente la discussion de deux hommes qui pointent un doigt vers elles.
  • Le panneau se termine sur un personnage assis sur une table basse, alors qu’un petit animal (tortue ?) déambule en dessous.

A voir : Voyage sur mesure au Vietnam | voyage Vietnam Cambodge | voyage Indochine

Au-dessus des scènes 17 à 20, se situant en bordure du lac, on remarquera, sur la droite du panneau, trois barques plates ou radeaux qui semblent amarrés à un « quai flottant » constitué d’un tronc d’arbre. Sur les deux premiers radeaux, des guerriers khmers agenouillés attendent, armés de la lance et du bouclier. Sur le radeau situé au-dessus, on voit un portique abritant des musiciens jouant de la harpe et de la « mandoline », pendant qu’une danseuse se déhanche sous les acclamations des spectateurs. Sur la partie la plus haute, deux autres radeaux portent, l’un des guerriers, et l’autre, surmonté d’un pavillon, les occupantes d’un gynécée. Du « quai flottant » où sont amarrées les embarcations, un personnage pêche au carrelet. Un autre, debout sur l’avant de son esquif, discute avec des pêcheurs à bord d’une autre barque. L’un d’eux lui montre un poisson qu’il vient de capturer, pendant qu’à la proue, un autre lance son épervier. L’espace compris entre le « quai flottant » et la hampe verticale crantée qui délimite ce tableau, fourmille de scènes amusantes et pleines de vie. Ainsi, en partie basse, près de la berge, entourée de gros poissons, une barque occupant toute la longueur du panneau est montée par de joyeux groupes. Au centre du bateau, coiffé d’un étrange couvre-chef en forme de pagode, celui qui semble être le capitaine pointe le doigt vers l’homme qui tient la rame du gouvernail et lui donne des ordres. Un personnage danse sur la plage arrière, sous le regard amusé de plusieurs passagers. Sur la plage avant, un autre danseur esquisse quelques pas au rythme d’un petit gong. De la proue descend un câble amarré à une grosse pierre de la berge. Enfin, terminant la partie supérieure du panneau, un grand navire à hauts bords jette son ancre en forme de flèche pendant que l’équipage s’affaire aux voiles, ce qui ne semble guère perturber les deux personnages qui, à la proue du navire, jouent aux | échecs ».
La composition suivante est comprise entre deux hampes verticales. Nous avons affaire ici, sur plusieurs niveaux, à des scènes intérieur. Le registre d’inférieur est consacré aux « sports ».

  • Deux sangliers s’apprêtent au combat.
  • Deux lutteurs se portent des prises savantes.
  • On s’affronte à la lance et au bâton.
  • Un groupe de guerriers assis, lance pointée vers le sol, un haut bouclier placé devant eux, attendent un ordre. Au-dessus de ces scènes, sur plusieurs registres, on assiste notamment à des palabres. Avec une vue sur l’intérieur d’une cuisine, on aperçoit les denrées qui y sont suspendues aux poutres. Sur le tort, des pigeons piétinent. Ailleurs, on joue aux « échecs ». En partie haute, sur les deux derniers registres, on assiste à des scènes de gynécée. Ensuite se développe une grande fresque qui se situe entre la hampe verticale, près du n° 24 et de la porte Pe. Ce long panneau à registres montre des scènes de batailles navales, où Khmers et Chams s’affrontent. À ces batailles, succèdent des tableaux évoquant des haltes dans la forêt et quelques combats terrestres.

Au n° 25, les navires chams, tête de Garuda en figure de proue, arrivent, poussés par des rameurs aux petits chignons. Debout, des guerriers, lance levée et bouclier au poing, s’apprêtent à débarquer. D’ailleurs, en 26, un soldat a déjà sauté à terre et amarre l’embarcation à un arbre. Sur les autres registres, la bataille fait rage entre les deux armées. Derrière le guerrier cham qui assure son embarcation et sur le même plan, se déroulent, en 27 et 28, quelques escarmouches entre éléments rivaux. Ensuite, débutent en 29 des scènes de campement sous les arbres de la forêt dans lesquels évoluent singes et oiseaux divers. Pour abriter les cuisines, des toiles ont été tendues. En 29, on fait griller des brochettes, alors qu’à côté, un cochon va être plongé dans un grand chaudron. Non loin de là, en 30, on accommode et on enlève des plats. En fin de panneau, près de la porte Pe, un groupe de charpentiers transportent des poutres de bois, les dressent à l’herminette et leur façonnent des tenons et des mortaises. Sur le registre immédiatement au-dessus, toujours dans la forêt et sous de vastes vélums attachés aux arbres, une assemblée de personnages prend un repas, probablement préparé par les cuisiniers du registre inférieur. Tout en haut de ce même panneau, le roi, en « taille dominante », mais juste indiqué en épannelage, s’entretient avec des proches, pendant que non loin de là, sur sa droite, un musicien frappe sur des cymbales disposées en « piles d’assiettes ». Entre la porte Pe et le gopura sud, quelques scènes de bataille et d’assemblées ont été représentées, ainsi que des concours de lutte.

Besuchen Sie uns unter: Touren Halong Bucht

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.

Powered by WordPress