Bas-reliefs

Bas-reliefs- Angkor-Vat

Un bas-relief est une sculpture qui est réalisée en faible épaisseur par rapport à un fond uniforme. À côté d’une décoration géométrique ou florale, les Khmers ont développé, dans certains monuments, des bas-reliefs à scènes, qui peuvent atteindre de grandes dimensions. Les plus anciens bas-reliefs actuellement connus ont été réalisés au VIIe siècle, sur brique, en forme de médaillon, comme sur le mur d’enceinte de Sambor Prei Kuk, un ensemble de monuments situés à 140 km au sud-est d’Angkor.

Bas-relief à Angkor Vat

Bas-reliefs- Angkor-Vat

Déjà, sont représentés sur des linteaux de pierre de cette époque, de petites scènes dans des médaillons, avec des personnages en groupe ou séparés, souvent montés sur des animaux fantastiques. Un peu plus tard, entre le VIIè et le VIIIè siècle, apparaissent, avec le style de Prei Khmeng, des représentations plus importantes de personnages, situés sur des consoles aux extrémités des linteaux, ou qui occupent toute la surface du tympan, comme par exemple Visnu dans sa représentation du sommeil cosmique.

On peut aussi considérer comme bas-relief, les ébauches exécutées au IXe siècle, lesquelles devaient recevoir en définitive un enduit de mortier de chaux qui était modelé sur la brique comme support, comme on peut toujours le constater sur les murs extérieurs du temple de Preah Ko, dans le groupe de Roluos. À la même époque, apparaissent des bas-reliefs traités en scènes continues comme sur la face sud du 5e gradin de la pyramide du Bakong, bas-reliefs malheureusement limités à une seule représentation.

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Un monument, le Prasat Kravan, nous offre au début du Xe siècle des sculptures sur brique tout à fait exceptionnelles, situées à l’intérieur de deux des cinq tours. Ces bas-reliefs, manifestement réalisés sans la nécessité d’un enduit, proposent des images visnuites « grand modèle », d’un intérêt plastique et iconographique certain. C’est au milieu du Xe siècle, avec le temple de Banteay Srei, que le bas-relief khmer connaît ses plus belles réalisations, tant sur les linteaux que sur les frontons et les parois des sanctuaires.

Le style du Baphuon, au XIè siècle, va reprendre, pour certains de ses linteaux, le principe des bas-reliefs à personnages et animaux ; mais ce sont surtout les merveilleux petits tableaux superposés que l’on trouve sur les murs des gopura de la 2è enceinte qui retiennent l’attention par la variété des scènes représentées et par leur liberté d’expression.

A Angkor Vat, de nombreux frontons, demi-frontons et linteaux sont dignes d’intérêt. Cependant, ce sont les très grands bas-reliefs de la 3è enceinte qui vont retenir notre attention. L’« horreur du vide » trouve ici sa pleine justification : ses scènes de légendes brahmaniques et ses représentations du faste royal, traitées en fausse perspective, constituent un sujet d’émerveillement et d’étude.

Le Bayon, avec ses galeries extérieures, nous offre au début du xme siècle, outre ses évocations de batailles, des représentations nouvelles qui détaillent la vie de tous les jours. À la même époque, les bas-reliefs « grand modèle » de la Terrasse des Éléphants et de celle du Roi lépreux nous font participer aux défilés royaux et pénétrer dans le monde mystérieux du mont Meru.

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