Baksei Chamkrong

Baksei Chamkrong

1.Accès
Prendre le Petit Circuit par la gauche. Le temple est situé à 1,450 km au nord de la chaussée d’accès ouest d’Angkor Vat et à 250 m de la Porte sud d’Angkor Thom. Le Baksei Chamkrong apparaît sur le côté gauche de la route, entouré de grands arbres aux fûts élancés, qui forment un très beau cadre à ce temple de latérite et de brique, aux couleurs chaudes de « riz grillé ».

Baksei Chamkrong

2.Caractéristiques
Baksei Chamkrong est un petit temple pyramide avec la particularité de ne comporter qu’une unique tour à son sommet. Les textes gravés sur les deux piédroits de sa Porte est sont d’un grand intérêt pour l’histoire des premières dynasties khmères, car ils nous donnent la généalogie de tous les rois du Cambodge jusqu’en l’an 947 de notre ère.

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3.Description et commentaires
Le monument était primitivement entouré d’un mur d’enceinte aujourd’hui disparu, alors que les vestiges d’un pavillon d’entrée (gopura) sont encore visibles sur le côté est.
Le temple se présente sous la forme d’une pyramide dont la structure interne est faite de latérite. Ses quatre gradins sont de dimensions décroissantes au fur et à mesure de l’approche de la dernière plate-forme. Le premier gradin est un parallélépipède de base carrée de 31,30m de côté, pour une hauteur de près de 6 m, dont le mur accuse une légère inclinaison, alors que le troisième gradin ne mesure que 18,20 m de côté pour une hauteur moyenne de 3,60 m. L’ensemble culmine à plus de 31 m. Les trois premiers gradins, construits en blocs de latérite assez bien calibrés, d’une hauteur de 0,42 m environ, ne présentent aucun décor, mais comportent tous une base à peine moulurée et un simple bandeau large en partie haute. Au-dessus du dernier gradin, le soubassement, de 2,50 m de hauteur, supportant l’unique tour, est par contre souligné de plusieurs grosses moulures.

Sur les axes est-ouest et nord-sud, apparaissent pour la première fois des escaliers d’une seule volée qui permettent d’atteindre le sanctuaire central après cinquante marches. Les emmarchements de départ mesurent 2,30m, alors que leur largeur à l’arrivée n’est plus que de 1,50 m. Ces degrés sont flanqués de murs d’échiffre en latérite, qui s’interrompent au haut de chacun des gradins par un bandeau. On voit ici, de façon plus affirmée qu’au Bakheng tout proche, la volonté de faire percevoir, par le seul artifice de la perspsctivô, un ensemble plus grand qu’il n’est en réalité.

Les visiteurs qui désireraient monter jusqu’à la tour centrale, le feront avec beaucoup de précautions, car les nez de marche sont souvent effrités, leur hauteur est importante et leur largeur, très faible, permet juste de poser le bout du pied. On sera très attentif à ne pas glisser, particulièrement en saison des pluies.
La tour sanctuaire unique est construite en brique, avec des murs d’un mètre d’épaisseur. Sa base est un carré à redans de 8 m de côté. Le sanctuaire est couvert par une succession de trois gradins de brique à retraits successifs, dont le haut est en partie dégradé.
Les quatre portes (dont trois fausses) sont axées sur les escaliers. Le bâti de l’entrée est en grès mouluré. Il est encadré par deux colonnettes octogonales à base et chapiteau à bulbe. Le fût est bagué alternativement d’un triple cordon, perlé au centre, et d’un gros bourrelet décoré. Dans la partie libre, des « grappes pendentifs » entourent la colonnette. Les fausses portes sont flanquées des mêmes supports et leur fermeture est la traduction en pierre de deux vantaux de bois. Une large bande médiane verticale de recouvrement est agrémentée de cinq cabochons carrés à décor de fleurs de lotus et de crosses grimpantes de feuillage. Sur les panneaux latéraux, les mêmes motifs jaillissent de corolles de fleurs. En ce qui concerne les linteaux, seuls restent encore préservés ceux des faces est et nord. Sur le linteau est, on voit, au centre, Indra sur l’éléphant tricéphale, motif prolongé de part et d’autre par une branche de feuillage, d’où pendent des crosses, et qui se retourne en volutes aux extrémités. Au centre des volutes, Ganesa chevauche sa trompe. Au-dessus du linteau, sous l’arcature, une frise de personnages en prière. Le linteau de la face nord a les mêmes caractéristiques, mais le motif central porte un personnage posé au-dessus d’une fleur de lotus ouverte. Sa partie basse est très détériorée. De chaque côté des portes, des pilastres à chapiteaux moulurés supportent les abouts des frontons. Malheureusement les sculptures des tympans ont disparu. À chaque angle de la tour, de grandes figures de Devata sont ébauchées dans la brique. À l’époque de sa construction, tout le sanctuaire était recouvert d’un mortier de chaux, certainement modelé, comme on peut le voir encore à Preah Ko.

À l’intérieur de la tour, le sol est nettement plus bas que le seuil de la porte. Les murs ne comportent pas de décoration. Au fond, une statue de Bouddha couché, de facture récente, a été placée. En levant la tête, on pourra voir l’encorbellement des briques qui constituent l’intrados de la couverture, ainsi que les divers ressauts qui correspondent aux retraits successifs des petites terrasses extérieures.

On notera que, sur les jambages de la Porte est, des inscriptions relatent la fondation du Baksei Chamkrong en 947, et la mise en place d’une statue dorée de Siva. Cette inscription qui comporte 42 et 54 lignes, est parmi les meilleurs exemples de l’écriture khmère gravée sur pierre. Après une courte invocation dédiée aux dieux, le texte évoque la généalogie du roi constructeur Rajendravarman, qui est supposée remonter plusieurs siècles en arrière.

Selon une étude, la forme du Baksei Chamkrong évoquerait les pyramides à gradins qui sont élevées, en Inde, sur les tombes de certains initiés, adeptes de Siva. En 1954, des fouilles ont été effectuées sous la pyramide, afin de savoir si le monument possédait à ce niveau, comme au temple d’Ak Yom, une chambre ou un dépôt de fondation. On n’a pas découvert de chambre, mais une pierre de fondation qui se présentait sous une forme parallélépipédique, avec plusieurs petites cavités sur une face, l’une d’elles contenant une lamelle d’or, sans inscription, découpée en forme de feuille de banian.

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