Bakheng (Phnom Bakheng) partie 2

Phnom Bakheng

3.2. Pyramide
Le remblai intérieur de la pyramide n’est pas constitué par de la terre d’apport comme de coutume, mais par la pierre de la colline elle-même qui a été taillée en paliers pour recevoir les pavements de grès de la pyramide qui se présente alors avec cinq gradins ou terrasses de hauteur dégressive du bas vers le haut. Cet ensemble n’est pas très élevé car il ne culmine qu’à 13 m. La base de la pyramide est un carré de 76 m de côté, alors que la dernière plate-forme n’est plus qu’un quadrilatère de 47 m de côté. Sur cette dernière terrasse, a été posé un grand soubassement sculpté de 1,46 m de haut et de 31 m de côté, qui supporte cinq tours disposées en quinconce. Les quatre escaliers orientés sur les deux grands axes, permettent d’arriver à la dernière terrasse et aux tours sanctuaires. L’emmarchement de ces montées diminue de longueur au fur et à mesure que l’on monte, en même temps que rapetissent les murs d’échiffre et les lions qui les surmontent, suivant un procédé de perspective déjà développé par ailleurs. Sur les banquettes des cinq gradins, sont disposés, parallèlement aux escaliers et sur chaque côté, ainsi que sur les diagonales du carré de base, soixante petits temples de grès, d’une hauteur moyenne de 5,50 m, reproduction réduite de sanctuaires, avec un corps principal, une toiture à quatre étages fictifs en retrait, et un motif terminal à bouton de lotus. Leur unique ouverture, très difficile d’accès à cause de la faible largeur de la banquette, est orientée à l’est. Dans l’ensemble, ces temples en réduction n’ont pas été terminés; ils ont été laissés en épannelage. Sur la dernière terrasse, se trouvait la base d’un grand Bouddha assis que des bonzes avaient construit avec les blocs des sanctuaires annexes, et qui recouvrait le sanctuaire central (nous rencontrons un cas similaire au Baphuon).

Phnom Bakheng

Lors du dégagement du temple, on a mis au jour cinq tours en quinconce. Le sanctuaire central était tronqué à la naissance de la toiture. Des quatre autres tours, il ne reste que des pans de murs et des blocs épars, état dans lequel on peut les voir actuellement. Il est à noter que la disposition des tours de grès en quinconce est utilisée ici pour la première fois.

Comme nous l’avons déjà indiqué, toute la superstructure du sanctuaire central a disparu. Cependant, le corps du bâtiment qui demeure, présente un certain intérêt. Il est de base carrée de 8 m de côté, monté sur un petit soubassement à redans de 1,45 m de hauteur. Des escaliers de quatre marches donnent accès aux portes du sanctuaire, qui ouvrent aux quatre orients. L’encadrement bien mouluré des baies est flanqué de deux colonnettes octogonales avec base et chapiteau à bulbe. Le fût est entrecoupé de plusieurs bagues avec décor intermédiaire de guirlandes. Ces colonnettes soutiennent des linteaux dont la plus grande partie des sculptures a disparu. Les pilastres qui accompagnent les portes sont magnifiquement ornés de petits personnages | en buste », enveloppés de feuillage. On appréciera aussi le fin ciselé des rinceaux des bandes verticales d’angle qui bordent les grandes représentations féminines (Devata), sous arca-tures de verdure, surmontés de vols 6’Apsara. Le modelé des jupes des Devata est particulièrement remarquable. Les chapiteaux décorés des pilastres soutiennent des frontons dont le décor a en partie disparu. On peut encore en deviner quelques motifs, comme les têtes de Makara à la trompe dressée, qui terminent l’arc des frontons. Sur le piédroit est de la Porte nord, on pourra voir une inscription postérieure à la construction du monument, mais rappelant sa fondation au début du x8 siècle Lors de la fouille du puits axial du sanctuaire central, on a retiré d’une profondeur de 2 m une cuve de pierre avec orifice d’écoulement à la base. Après étude, cette cuve comporterait une connotation funéraire.

A voir : Ninh Binh | trek Mai Chau | Voyage aventure au Vietnam

Des quatre tours annexes, on ne peut plus dire grand-chose, sinon qu’elles devaient ressembler au sanctuaire central, tout en étant d’un format plus petit. Sur la face est, restent encore dressés des pans de murs. Au centre des quatre sanctuaires annexes, on a remis en place des linga de pierre sur piédestal.

On remarquera, régulièrement disposés dans le dallage de grès, côté est du sanctuaire central, une série de cavités qui devaient servir de logement à des mâts en bois pouvant supporter des bannières en rapport avec Siva et le Dieu Roi. Lors du déblaiement de la base de la pyramide, on a dégagé trois sculptures du taureau Nandin, véhicule de Siva. Comme dans tous les sanctuaires ouverts aux quatre orients, ces bœufs sacrés faisaient face à chacun des accès au temple.

Enfin, on admirera deux beaux linteaux, appartenant sûrement aux tours annexes, et qui sont entreposés sur la cinquième terrasse côté nord, à même le sol.
On doit regretter qu’après l’utilisation de la terrasse supérieure du Bakheng comme emplacement de battenes, durant la guerre entre forces gouvernementales et Khmers rouges, on ait maintenant dressé tout contre le sanctuaire central un important pylône métallique. De même, on espérer que l’occupation des lieux par les bonzes nera pas la construction de nouvelles paillotes.
On pourra, pour redescendre du phnom, prendre le j| sible « sentier des éléphants I qui s’ouvre à droite tôt dépassé la “bibliothèque” Sud.

Lesen Sie mehr:  Halong

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.

Powered by WordPress