Bakheng ( Phnom Bakheng) partie 1

Bakheng ( Phnom Bakheng) -angkor

1.Accès
Prendre le Petit Circuit par la gauche : à 1,3 km au nord de l’entrée axiale ouest d’Angkor Vat, et à 300 m de la Porte sud d’Angkor Thom, on aperçoit sur la gauche un espace dégagé au pied de la colline. Deux possibilités pour accéder au temple :
-en grimpant directement par le difficile 1 escalier » qui monte droit jusqu’à la plate-forme du temple ;
-en empruntant, sur la gauche, le « sentier des éléphants » qui grimpe doucement, en lacets, parmi la forêt jusqu’en haut de la colline, soit à pied, soit à dos d’éléphant.

Bakheng – Angkor

Bakheng ( Phnom Bakheng) -angkor

2.Caractéristiques
Le Phnom Bakheng n’est pas une colline ordinaire. Une inscription trouvée sur les lieux mêmes précise qu’elle est bien le centre du Monde, le mont Meru de la cosmo-logie indienne. À ce titre, le plan du temple qui en occupe le sommet a été ordonné en fonction de diverses périodes établies par l’astronomie de l’Inde, exportée au pays khmer, et la disposition de ses différents bâtiments symbolise l’agencement de l’Univers.

A voir : Croisière dans la baie d’Halong | Croisière dans le delta du Mékong Vietnam | randonnée à Sapa

3.Description et commentaires
Lorsque Yasovarman Ier décide d’installer sa nouvelle ville à Angkor, il dispose de trois collines pour y établir son temple d’État et y installer le linga royal : le Phnom Bok, le Phnom Krom et le Phnom Bakheng. Il arrête son choix sur cette dernière colline, non sans construire un temple sur les deux autres hauteurs.

Comme dans la plupart des temples khmers, les grandes orientations du Bakheng se situent sur les axes est-ouest et nord-sud, avec une prédilection accusée pour la direction est.

La colline du Bakheng est un massif de grès de forme ovale à la base, mesurant 600 m de long sur 300 m de large, pour une hauteur de près de 70m. Yasovarman Ier, après avoir fait araser le sommet de la colline en réservant un massif qu’il taille en gradins pour servir de forme à une pyramide, construit un temple qui devient le centre de sa ville Yasodharapura et de son royaume. Il semblerait que le double remblai de terre en forme de L, observé à 2 km à l’ouest et au sud du Bakheng, que l’on a longtemps pensé faire partie d’une délimitation de la ville, ne soit en fait que des levées de terre construites postérieurement à l’établissement de Yasodharapura. Quand on aborde la montée par l’« escalier rocheux » du côté est, on rencontre au départ, de part et d’autre, deux grands lions assis, en pierre, de 2 m de haut : gueule ouverte et yeux globuleux, ils protègent, par leur aspect terrible, le premier accès à la colline. Après avoir escaladé les 70 m du phnom, on débouche sur la vaste plate-forme de 120 m sur 185 m, qui supporte l’ensemble du monument. Une allée de 8 m de large, dallée de latérite, débute juste à la cassure de la plate-forme et conduit au pied du monument. On a croisé au passage une grande empreinte du pied du Bouddha taillé dans de la roche, puis, sur la droite, une stèle effacée, ainsi que les restes d’un bâtiment. Après avoir franchi un premier mur de latérite, on en aborde un second de 2,20 m de haut, qui est interrompu par les vestiges d’un pavillon d’entrée est qui, aussitôt dépassé, nous met en présence de deux « bibliothèques », une au nord, l’autre au sud, de forme rectangulaire, de 6 m de large pour 7 m de long, avec deux portes, une ouvrant à l’est, l’autre à l’ouest plus tardive. Construites en grès avec un étage décalé, elles sont couvertes en encorbellement. On remarquera les orifices circulaires percés au travers des murs (destinés peut-être à la ventilation).

3.1. Base de la pyramide
Nous nous trouvons maintenant au pied du temple pyramide proprement dit. Il est encadré de tours sanctuaires de plan carré de 7 m de côté, aux murs de brique épais. Les tours sont groupées par deux, trois ou quatre sur des soubassements communs, leur nombre initial étant de 44. Les tours se trouvant sur les côtés nord, sud et ouest de la pyramide comportent trois fausses portes et une véritable ouverture orientée à l’est. Les tours de la face est comportent, par contre, deux fausses portes et deux vraies entrées sur l’axe est-ouest. Enfin, les deux sanctuaires qui marquent les quatre escaliers ont soit une seule porte vers l’orient, soit une entrée sur l’est et l’ouest. Ces tours sanctuaires étaient couvertes par une succès-sion de petites terrasses, dont la plupart ont disparu mais dont certaines, encore en place sur la face ouest, notamment, peuvent donner une idée de leur construction, bien que parfois restée inachevée. Sur le côté est, à gauche de l’escalier, on remarquera un très beau piédestal de grès dur, très bien taillé et finement ciselé. Haut de 1,08 m, sa partie supérieure carrée de 1,47 m de côté, comporte une cavité centrale quadrangulaire, certainement la mortaise d’un tenon de pied de statue, entourée d’une suite de huit petites alvéoles qui ont pu servir de dépôt sacré.

Für mehr Infos: Vietnam Halong bay

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.

Powered by WordPress