Ak Yom

Ak Yom-angkor
  • Sign.: L’Oiseau qui pleure
  • Date: du VII è au IX è siècle
  • Constructeur: encore inconnu
  • Culture: Brahmanique
  • Dégagement: de 1932 à 1935
  • Pron.: ak yom
  • Repère: K.3
  • Intérê: ** archéologique
  • Visite: le matin òu l’après – midi

Ak Yom-angkor

1.Accès
Du centre de Siem Reap, en partant de la place située devant le Grand Hôtel, prendre vers l’ouest, la route de Sisophon, À 7,5 km, prendre la route à droite qui conduit au Baray occidental. Arrivé sur la berge sud du bassin, emprunter le sentier de terre qui va vers l’ouest. Le monument se trouve sur la gauche, en contrebas de la berge, à 600 m de l’angle S.O. du Baray.

2.Caractéristiques
Le Prasat Ak Yom devait faire partie d’un ensemble de petits monuments pré-angkoriens qui se situe autour du côté ouest du Baray occidental. Ce temple, qui se retrouve actuellement en grande partie sous la digue de ce baray, n’a été déblayé qu’à partir de 1932 avec de grandes difficultés. Son dégagement reste inachevé, du fait de la nécessité de conserver la digue qui retient les eaux de ce grand étang artificiel. Ak Yom est le prototype du temple montagne dont la formule se développera plus tard.

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3.Description et commentaires
Le premier et unique dégagement de ce temple date maintenant de plus de soixante ans. Les fortes pluies des moussons ont entraîné, en partie, la terre de la digue sud du Baray, au droit du monument, et tout le côté nord du temple se trouve à nouveau enseveli. Cependant, on peut encore reconnaître les bases surélevées du sanctuaire central. Sur la partie supérieure repose une grande dalle de grès rainurée brisée en deux. Parfaitement découpée, elle porte en son centre un orifice circulaire qui se trouve à l’aplomb du puits central que l’on peut apercevoir, partiellement dégagé, par une ouverture pratiquée sur la face est. Sur la face nord, repose au sol un linteau de grès dur très bien taillé. Quelques marches de grès sont encore en place sur le côté ouest et, plus au sud, on voit la trace de trois tours de brique.

Afin de donner une description aussi précise que possible, on a supposé que le temple était dégagé, comme il l’était au lendemain de son déblaiement en 1935. Le monument a la forme d’une pyramide à trois gradins. Le mur périphérique en brique du premier gradin forme une vaste cuve carrée remplie de terre. On y trouve les traces de quatre tours d’angle et de six tours intermédiaires. Surmontant ce premier soubassement, deux autres gradins aux murs de brique à décor saillant, ont leur plateforme supérieure dallée de brique.

Sur la dernière terrasse, se situe une tour centrale carrée de plus de 9 m de côté. Tour centrale et tours d’angle, construites aussi en brique, étaient peut-être à l’origine couvertes par une charpente en bois, car on a retrouvé des logements pour une implantation de poteaux. Par la suite, les tours furent doublées par un nouveau mur de brique, ce qui permit de bâtir des voûtes en encorbellement. La tour centrale est très surélevée par rapport aux autres sanctuaires.

À l’intérieur, un piédestal imposant, aujourd’hui cassé en deux, supportait un linga. Partant du sol de la cella, un puits central maçonné de 1,20 m de diamètre et de 12,25 m de profondeur, aboutit à une pièce souterraine carrée de 2,70 m de côté, voûtée en brique. Cette chambre, à l’origine, devait abriter un dépôt sacré, pillé depuis longtemps. On a bien découvert deux feuilles d’or gravées d’un éléphant, mais leur emplacement d’origine n’a pu être déterminé avec précision.
Tous les motifs qui apparaissent sur les murs du temple, présentent un intérêt certain pour la connaissance de la décoration de la période pré-angkorienne.

Certaines des pièces de grès des sanctuaires proviennent d’un temple plus ancien. C’est ainsi qu’un piédroit de la porte du prasat central porte un texte qui donne la date précise du 10 juin 674. Les linteaux, souvent utilisés, de même, en réemploi, sont très caractéristiques de l’époque pré-angkorienne. Ils comportent des arcs avec médaillons à pendeloques. Sur certains linteaux, les représentations animales ont tendance à se transformer en feuillage. Les colonnettes sont cylindriques avec plusieurs bagues sur lesquelles se développe un décor de feuilles et de perles.

Les fausses portes de grès sont très ouvragées. Elles se composent, notamment, d’une baguette centrale verticale ornée de motifs de fleurs en hélice, alternés avec des cabochons carrés historiés. De part et d’autre de cette baguette, des bandes de pierre, plus larges, portent des médaillons entourés de feuillage et frappés au centre de représentations animales. Sur les murs de brique, entre les pilastres, se placent, en relief prononcé, des divinités féminines (Devata) dont les corps s’infléchissent suivant la triple courbure des représentations indiennes.

Des inscriptions ont été relevées sur certains piédroits des baies et sur une des frises des neuf Devata. Elles donnent les dates de 600, 704 et 1001 de notre ère.

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